Pour Nafissatou Thiam, the sky is the limit. " J'ai envie de voir jusqu'où je peux encore aller ", confiait la championne d'Europe de l'heptathlon à nos confrères du Soir, début décembre, au terme d'une année qu'elle a une nouvelle fois marquée de son empreinte. A 24 ans, le jeune Liégeoise a réalisé le grand chelem : médaillée d'or aux Jeux olympiques de Rio en 2016, championne du monde à Londres l'année suivante et, désormais, sur le toit de l'Europe. L'année prochaine, en septembre et en octobre, elle remettra son titre mondial en jeu à Doha. Avant de s'envoler pour le Japon en 2020.
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Pour Nafissatou Thiam, the sky is the limit. " J'ai envie de voir jusqu'où je peux encore aller ", confiait la championne d'Europe de l'heptathlon à nos confrères du Soir, début décembre, au terme d'une année qu'elle a une nouvelle fois marquée de son empreinte. A 24 ans, le jeune Liégeoise a réalisé le grand chelem : médaillée d'or aux Jeux olympiques de Rio en 2016, championne du monde à Londres l'année suivante et, désormais, sur le toit de l'Europe. L'année prochaine, en septembre et en octobre, elle remettra son titre mondial en jeu à Doha. Avant de s'envoler pour le Japon en 2020. L'athlète rêve, toujours, de nouveaux records, en étant pleinement consciente que tout ne sera pas toujours aisé, linéaire, que rien n'est jamais acquis. " Je veux être la meilleure athlète possible et je n'y arriverai qu'en faisant des changements et en prenant des risques, confie-t-elle. C'est vrai que, quand on repart avec une médaille, c'est magnifique. Mais si je termine ma carrière en me disant que j'aurais pu faire mieux, je serai triste comme n'importe qui. J'ai envie de voir jusqu'où je peux aller. Et je peux aller plus loin que ce que j'ai déjà démontré. " Cela s'appelle une saine ambition. Nafissatou Thiam n'est pas la seule à la cultiver. Le clan Borlée reste lui aussi fidèle au rendez-vous. Au sommet international depuis 2008 et les Jeux olympiques de Pékin, les trois frères Dylan, Jonathan et Kevin, accompagnés du prodige Jonathan Sacoor, ont conquis aux championnats d'Europe de Berlin une dixième médaille pour leur dixième anniversaire au plus haut niveau. C'est leur troisième titre européen, accompagné par l'argent et de bronze de Kevin et Jonathan. De quoi souligner encore les qualités de leur père et coach, Jacques Borlée, dont les méthodes d'entraînement faites de zénitude à l'écoute de Chopin ne cessent d'étonner. Lui qui se bat sans relâche, contre vents et marées politiques, pour l'instauration d'un centre d'entraînement de haut niveau. Lors de ces championnats d'Europe à Berlin et à Glasgow, les athlètes belges ont décroché pas moins de dix-neuf médailles ! L'une des plus marquantes est sans doute l'or décroché par Koen Naert, 28 ans, sur le marathon. C'est le premier titre européen conquis par notre pays dans cette discipline depuis Karel Lismont en 1971. N'oublions pas les sept médailles récoltées en cyclisme ou celle en natation, tandis que nos judokas, les plus attendus, furent malheureux. Ce n'est que partie remise. Il reste encore une étoile, la plus belle peut-être au firmament de l'Europe cet été, mais également sur le toit du monde cet automne lors des Mondiaux de gymnastique à Doha : Nina Derwael, double médaillée d'or aux barres asymétriques. A 18 ans et demi, à peine, cette Trudonnaire est déjà entrée dans la postérité : jamais la Belgique n'avait atteint un tel sommet dans cette discipline. Cette jeune femme compte bien ne pas en rester là, elle qui utilise le stress comme une source de motivation supplémentaire. Et elle entend faire des émules. " Ce serait bien que les médias s'intéressent un peu plus à d'autres sports, déclarait-elle tout juste médaillée. Et pas toujours seulement au foot et au cyclisme. Si je peux y contribuer par mes résultats, je serais ravie. Maintenant, je vise Tokyo 2020 : c'est le rêve de tous les sportifs de décrocher une médaille aux Jeux olympiques. " Tokyo, tel un horizon qui fait rêver, désormais. A Rio, en 2016, la Belgique avait décroché six médailles, dont deux d'or. Sur la base des promesses de cette belle année, le CEO du comité olympique, Pierre-Olivier Beckers, mise sur " une dizaine de médailles " pour les Jeux olympiques de Tokyo, en 2020. En espérant davantage. The sky is the limit.