Neuf combattants de Boko Haram seraient arrivés vers 14H00 (13H00 GMT) dans le village de Kijimatari, situé au nord-est de l'Etat de Borno. Ils auraient alors pénétré dans les maisons de six habitants, dont celle du chef du village, avant de leur trancher la gorge. Les assaillants sont arrivés dans le village "en passant par des chemins de brousse pour contourner un point de contrôle situé non loin", a expliqué Ibrahim Liman, responsable d'une milice locale anti-djihadiste. "Le chef du village fait partie des victimes et il est clair que ces dernières ont été délibérément visées", a-t-il précisé. Un habitant, Kulo Musa, a affirmé que les assaillants portaient des armes mais ont "utilisé des couteaux" pour ne pas attirer l'attention des soldats qui se trouvaient au point de contrôle. Selon lui, ces actes ont été commis en représailles après l'arrestation de deux membres de Boko Haram qui avaient déménagé dans le village, affirmant avoir été contraints par les jihadistes de fuir, deux mois plus tôt, leurs domiciles. "Nous pensons que les assaillants suspectaient ces six personnes d'avoir dénoncé ces deux combattants de Boko Haram auprès des militaires", a ajouté Kulo Musa. En février 2015, l'armée nigériane a repris Monguno, la ville voisine de garnison, conquise trois semaines plus tôt par Boko Haram. Malgré la libération de Monguno et la réouverture de l'autoroute de 135 km qui la relie à Maidugur, la capitale de l'Etat de Borno, Boko Haram procède toujours à des attaques sporadiques. Le conflit de Boko Haram, particulièrement meurtrier dans la région du lac Tchad, a fait plus de 20.000 morts et 2,6 millions de déplacés depuis que le groupe extrémiste a pris les armes en 2009. (Belga)

Neuf combattants de Boko Haram seraient arrivés vers 14H00 (13H00 GMT) dans le village de Kijimatari, situé au nord-est de l'Etat de Borno. Ils auraient alors pénétré dans les maisons de six habitants, dont celle du chef du village, avant de leur trancher la gorge. Les assaillants sont arrivés dans le village "en passant par des chemins de brousse pour contourner un point de contrôle situé non loin", a expliqué Ibrahim Liman, responsable d'une milice locale anti-djihadiste. "Le chef du village fait partie des victimes et il est clair que ces dernières ont été délibérément visées", a-t-il précisé. Un habitant, Kulo Musa, a affirmé que les assaillants portaient des armes mais ont "utilisé des couteaux" pour ne pas attirer l'attention des soldats qui se trouvaient au point de contrôle. Selon lui, ces actes ont été commis en représailles après l'arrestation de deux membres de Boko Haram qui avaient déménagé dans le village, affirmant avoir été contraints par les jihadistes de fuir, deux mois plus tôt, leurs domiciles. "Nous pensons que les assaillants suspectaient ces six personnes d'avoir dénoncé ces deux combattants de Boko Haram auprès des militaires", a ajouté Kulo Musa. En février 2015, l'armée nigériane a repris Monguno, la ville voisine de garnison, conquise trois semaines plus tôt par Boko Haram. Malgré la libération de Monguno et la réouverture de l'autoroute de 135 km qui la relie à Maidugur, la capitale de l'Etat de Borno, Boko Haram procède toujours à des attaques sporadiques. Le conflit de Boko Haram, particulièrement meurtrier dans la région du lac Tchad, a fait plus de 20.000 morts et 2,6 millions de déplacés depuis que le groupe extrémiste a pris les armes en 2009. (Belga)