Des hommes armés du district de Kauran Namoda, dans l'Etat de Zamfara, ont attaqué les villages voisins de Tunga et Kabaje, et "ont tué 23 personnes", a déclaré l'un des chefs locaux, Lawal Isah Abdullahi. "Les assaillants ont pourchassé les villageois dans les champs, et alors qu'ils s'enfuyaient, ils les ont abattus". Des soldats, déployés pour sécuriser la zone, ont accompagné les rescapés jusqu'au lieu du massacre pour les protéger pendant qu'ils allaient chercher les corps et enterraient les victimes. Comme le veut la tradition musulmane, "nous avons aussitôt organisé des funérailles pour les 23 victimes", a déclaré Shehu Bello, un résident de Tunga. Les habitants ont affirmé que ces attaques avaient été menées en représailles de combats avec une milice civile d'autodéfense, qui a tué un chauffeur de taxi-moto et ses passagers: l'épouse et le fils d'un chef de gang bien connu dans la région. Les Etats de Katsina, Zamfara et Kaduna, au nord d'Abuja, la capitale fédérale, sont le théâtre d'attaques similaires, qui ont fait des dizaines de morts au mois de mai. Les gangs criminels, qui n'ont pas d'idéologie affichée, mènent régulièrement des raids dans les villages, volant du bétail, brûlant des maisons, pillant de la nourriture et procédant à des enlèvements pour obtenir des rançons. Les communautés rurales ont formé des milices d'autodéfense pour pallier le manque de policiers ou de militaires dans ces zones difficiles d'accès. Mais ces forces d'autodéfense sont elles mêmes accusées d'exécutions extrajudiciaires de bandits présumés, ce qui exacerbe les violences. La situation sécuritaire s'est largement dégradée dans l'ensemble du pays depuis l'arrivée du président et ancien général Muhammadu Buhari au pouvoir en 2015, et qui sera investi officiellement mercredi pour son second mandat. Sa capacité à rétablir l'ordre dans le nord-est du Nigeria, confronté aux attaques du groupe islamique Boko Haram, mais également dans le centre du pays en proie aux affrontements intercommunautaires entre éleveurs et agriculteurs sera la priorité de son nouveau mandat à la tête du pays le plus peuplé d'Afrique avec 190 millions d'habitants. (Belga)

Des hommes armés du district de Kauran Namoda, dans l'Etat de Zamfara, ont attaqué les villages voisins de Tunga et Kabaje, et "ont tué 23 personnes", a déclaré l'un des chefs locaux, Lawal Isah Abdullahi. "Les assaillants ont pourchassé les villageois dans les champs, et alors qu'ils s'enfuyaient, ils les ont abattus". Des soldats, déployés pour sécuriser la zone, ont accompagné les rescapés jusqu'au lieu du massacre pour les protéger pendant qu'ils allaient chercher les corps et enterraient les victimes. Comme le veut la tradition musulmane, "nous avons aussitôt organisé des funérailles pour les 23 victimes", a déclaré Shehu Bello, un résident de Tunga. Les habitants ont affirmé que ces attaques avaient été menées en représailles de combats avec une milice civile d'autodéfense, qui a tué un chauffeur de taxi-moto et ses passagers: l'épouse et le fils d'un chef de gang bien connu dans la région. Les Etats de Katsina, Zamfara et Kaduna, au nord d'Abuja, la capitale fédérale, sont le théâtre d'attaques similaires, qui ont fait des dizaines de morts au mois de mai. Les gangs criminels, qui n'ont pas d'idéologie affichée, mènent régulièrement des raids dans les villages, volant du bétail, brûlant des maisons, pillant de la nourriture et procédant à des enlèvements pour obtenir des rançons. Les communautés rurales ont formé des milices d'autodéfense pour pallier le manque de policiers ou de militaires dans ces zones difficiles d'accès. Mais ces forces d'autodéfense sont elles mêmes accusées d'exécutions extrajudiciaires de bandits présumés, ce qui exacerbe les violences. La situation sécuritaire s'est largement dégradée dans l'ensemble du pays depuis l'arrivée du président et ancien général Muhammadu Buhari au pouvoir en 2015, et qui sera investi officiellement mercredi pour son second mandat. Sa capacité à rétablir l'ordre dans le nord-est du Nigeria, confronté aux attaques du groupe islamique Boko Haram, mais également dans le centre du pays en proie aux affrontements intercommunautaires entre éleveurs et agriculteurs sera la priorité de son nouveau mandat à la tête du pays le plus peuplé d'Afrique avec 190 millions d'habitants. (Belga)