"Des fonctionnaires nigériens ont été placés (mercredi) sous mandat de dépôt" dans une affaire de détournement présumé de fonds du Trésor public nigérien, ont affirmé à l'AFP les services du Procureur de la République à Niamey. Ni le nombre ni l'identité des prévenus n'ont été précisés. Selon l'Enquêteur, le principal quotidien privé de Niamey, "quatorze personnes sont poursuivies". Mi-juillet, le président nigérien Mohamed Bazoum, élu en février, avait révélé avoir diligenté une inspection au Trésor nigérien pour enquêter sur ces détournements de fonds. L'inspection concernait des fonds "sortis par un agent du Service des transports de la présidence de la république", avait-il dit dans un entretien avec la télévision. "J'ai remis le dossier au ministre de la Justice en l'instruisant d'en saisir le Procureur pour qu'un juge soit nommé et que la justice fasse son travail sans aucune forme d'entraves", avait-il assuré, précisant que l'agent avait détourné huit milliards de francs CFA. Selon la presse locale, le principal artisan de ce détournement présumé a été arrêté en mai et écroué dans une prison près de Niamey, la capitale. Il est accusé d'avoir fait sortir la somme entre 2017 et 2021 grâce à de "fausses lettres d'autorisation de paiement". Le rapport d'inspection a mis au jour une chaîne de complicités présumées impliquant des hauts responsables du Trésor, des hommes politiques et des ministres, d'après Le Courrier, un autre journal privé nigérien. En 2020, une affaire de surfacturations d'achats et des livraisons non effectuées d'équipements militaires, pour un montant de 32,6 milliards FCFA (50 millions d'euros) avait déjà fait grand bruit au Niger. La justice avait annoncé en avril 2020 l'ouverture d'une enquête à ce sujet. (Belga)

"Des fonctionnaires nigériens ont été placés (mercredi) sous mandat de dépôt" dans une affaire de détournement présumé de fonds du Trésor public nigérien, ont affirmé à l'AFP les services du Procureur de la République à Niamey. Ni le nombre ni l'identité des prévenus n'ont été précisés. Selon l'Enquêteur, le principal quotidien privé de Niamey, "quatorze personnes sont poursuivies". Mi-juillet, le président nigérien Mohamed Bazoum, élu en février, avait révélé avoir diligenté une inspection au Trésor nigérien pour enquêter sur ces détournements de fonds. L'inspection concernait des fonds "sortis par un agent du Service des transports de la présidence de la république", avait-il dit dans un entretien avec la télévision. "J'ai remis le dossier au ministre de la Justice en l'instruisant d'en saisir le Procureur pour qu'un juge soit nommé et que la justice fasse son travail sans aucune forme d'entraves", avait-il assuré, précisant que l'agent avait détourné huit milliards de francs CFA. Selon la presse locale, le principal artisan de ce détournement présumé a été arrêté en mai et écroué dans une prison près de Niamey, la capitale. Il est accusé d'avoir fait sortir la somme entre 2017 et 2021 grâce à de "fausses lettres d'autorisation de paiement". Le rapport d'inspection a mis au jour une chaîne de complicités présumées impliquant des hauts responsables du Trésor, des hommes politiques et des ministres, d'après Le Courrier, un autre journal privé nigérien. En 2020, une affaire de surfacturations d'achats et des livraisons non effectuées d'équipements militaires, pour un montant de 32,6 milliards FCFA (50 millions d'euros) avait déjà fait grand bruit au Niger. La justice avait annoncé en avril 2020 l'ouverture d'une enquête à ce sujet. (Belga)