Les manifestations d'opposants au président Nicolas Maduro ont culminé mercredi dans un rassemblement de dizaines de milliers de personnes à Caracas, lors duquel le président du parlement Juan Guaido s'est autoproclamé président par intérim. La Commission interaméricaine des droits de l'homme a décompté 16 morts pour la seule journée de mercredi, tandis que l'Observatoire vénézuélien des conflits sociaux (OVCS) a dénombré 13 morts en deux jours depuis mardi. "Au lieu de chercher des solutions et d'engager le dialogue pour répondre" aux demandes des personnes descendues dans la rue, "les autorités sous la direction de Nicolas Maduro ont réagi en déployant les forces de police et l'armée pour faire appliquer une politique de répression", condamne Erika Guevara-Rosas, directrice du programme Amériques à Amnesty International. Selon elle, les forces spéciales de la Police nationale bolivarienne qui seraient intervenues ont "déjà été accusées à plusieurs reprises d'usage abusif et excessif de la force intentionnellement meurtrière". Elles n'ont "pas pour vocation de maintenir l'ordre lors des manifestations. Cela met en grand danger la vie et l'intégrité physique des manifestants", s'inquiète-t-elle. "En outre, des plaintes très graves concernent l'implication de groupes armés pro-gouvernementaux qui tentent d'empêcher les manifestations dans diverses régions du pays". "Nicolas Maduro et d'autres membres de son gouvernement doivent mettre un terme à la répression du peuple", conclut Amnesty International. (Belga)

Les manifestations d'opposants au président Nicolas Maduro ont culminé mercredi dans un rassemblement de dizaines de milliers de personnes à Caracas, lors duquel le président du parlement Juan Guaido s'est autoproclamé président par intérim. La Commission interaméricaine des droits de l'homme a décompté 16 morts pour la seule journée de mercredi, tandis que l'Observatoire vénézuélien des conflits sociaux (OVCS) a dénombré 13 morts en deux jours depuis mardi. "Au lieu de chercher des solutions et d'engager le dialogue pour répondre" aux demandes des personnes descendues dans la rue, "les autorités sous la direction de Nicolas Maduro ont réagi en déployant les forces de police et l'armée pour faire appliquer une politique de répression", condamne Erika Guevara-Rosas, directrice du programme Amériques à Amnesty International. Selon elle, les forces spéciales de la Police nationale bolivarienne qui seraient intervenues ont "déjà été accusées à plusieurs reprises d'usage abusif et excessif de la force intentionnellement meurtrière". Elles n'ont "pas pour vocation de maintenir l'ordre lors des manifestations. Cela met en grand danger la vie et l'intégrité physique des manifestants", s'inquiète-t-elle. "En outre, des plaintes très graves concernent l'implication de groupes armés pro-gouvernementaux qui tentent d'empêcher les manifestations dans diverses régions du pays". "Nicolas Maduro et d'autres membres de son gouvernement doivent mettre un terme à la répression du peuple", conclut Amnesty International. (Belga)