Iskandar Safa, l'homme d'affaires franco-libanais propriétaire de chantiers navals, de médias (Valeurs actuelles) et de terrains dans le sud de la France a réitéré son offre d'acheter les parts de Nethys et des salariés-actionnaires dans le groupe de presse Nice-Matin. Il a d'abord proposé de "rembourser" 14 millions d'euros sur la vingtaine de millions investis par Nethys en deux ans. Il aurait ensuite amélioré son offre d'environ trois millions et demi : plus de 17 millions d'euros, donc. Rien n'y fait. Le ceo de Nethys, Stéphane Moreau, se dérobe, prétextant qu'il existe une autre offre, sans se soucier de l'agrément des actionnaires-coopérateurs majoritaires de Nice-Matin, sans lesquels rien ne peut se faire. Il gagne du temps. Comme il a essayé de gagner du temps pour ne pas monter à 51 % dans le capital de Nice-Matin à la fin de l'année 2018, comme le prévoyait le pacte d'actionnaires enregistré au tribunal de commerce de Nice en décembre 2017. Ne voyant rien venir, l'assemblée générale des salariés-actionnaires a décidé à une écrasante majorité (95 %), le 28 janvier dernier, de ne pas approuver le délai de trois mois demandé par Stéphane Moreau, un mois plus tôt, pour mettre en place un plan d'investissement intermédiaire évalué entre 4 et 12 millions d'euros. Le personnel piaffe d'impatience, la boîte tourne au ralenti, 800 personnes sont suspendues au bon vouloir du Liégeois sans réussir à voir dans son jeu, comme la présence d'un partenaire privé, candidat éventuel au rachat du groupe de presse et de son immeuble, idéalement situé à l'entrée de Nice.