Lundi matin, une brume nauséabonde et écoeurante emprisonnait toujours la capitale indienne, cachant les bâtiments, s'immisçant dans les foyers, les bureaux et même les galeries souterraines du métro, envahissant de façon insupportable les voies respiratoires et les poumons. Le pic de ces jours-ci est l'un des plus violents épisodes de pollution atmosphérique qu'a connu ces dernières années la mégapole. "J'ai mal à la tête chaque jour quand je me réveille. C'est parfois suffoquant de respirer. Les narines sont irritées et tout, les yeux aussi. Ça brûle", dit Ankusha Kushi, une étudiante de Delhi. Chaque année au début de l'hiver, une conjonction de facteurs naturels (froid, vents faibles...) et humains (brûlis agricoles, émissions industrielles et automobiles, feux pour se réchauffer...) rend irrespirable l'air de New Delhi, l'une des villes les plus polluées de la planète. À 10h00 locales (5h30 heure belge), l'ambassade américaine sur place enregistrait une concentration de particules fines PM2,5 de 469 microgrammes par mètre cube d'air. L'Organisation mondiale pour la santé (OMS) recommande de ne pas dépasser une concentration de 25 en moyenne journalière. (Belga)