D'après le site français WebTimeMedias, Nethys jette l'éponge à Nice-Matin, devenu un gouffre à millions d'euros. C'est ce qui a été décidé le 28 décembre dernier, lors d'une réunion du conseil d'administration de la SCIC Nice-Matin, coopérative détenue à 34 % par Nethys, le reste se trouvant aux mains des quelque 500 salariés-actionnaires du groupe de presse niçois.
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D'après le site français WebTimeMedias, Nethys jette l'éponge à Nice-Matin, devenu un gouffre à millions d'euros. C'est ce qui a été décidé le 28 décembre dernier, lors d'une réunion du conseil d'administration de la SCIC Nice-Matin, coopérative détenue à 34 % par Nethys, le reste se trouvant aux mains des quelque 500 salariés-actionnaires du groupe de presse niçois. Nethys ne montera donc pas à 51% du capital au 31 décembre 2018 comme le prévoyait le pacte d'actionnaires : il est en négociation pour revendre ses parts. C'est la fin d'une très longue période de flottement qui avait mis les nerfs du personnel à rude épreuve et fâché le Parlement wallon, s'interrogeant sur le bien-fondé des investissements d'une intercommunale dans la presse du sud de la France. Le groupe liégeois a toutefois obtenu un moratoire de trois mois pour finaliser l'opération. Entre temps, il continuera d'assurer la couverture des obligations financières courantes du quotidien régional azuréen. Une assemblée générale des salariés-actionnaires de Nice-Matin se tiendra le 28 janvier prochain, où sera proposé un repreneur. Le groupe français Privinvest Medias, propriétaire du groupe Valmonde (Valeurs actuelles), est à ce jour l'unique candidat à la reprise des parts et des engagements de Nethys. Son émissaire, un banquier d'affaires, s'était déplacé à Liège, fin de l'année dernière, pour s'entretenir avec Stéphane Moreau et Pierre Meyers, respectivement ceo et président du conseil d'administration de Nethys. Stéphane Moreau avait quitté la réunion. Depuis, plus de nouvelles. Le personnel s'impatientait et mettait en demeure Nethys de se positionner. Privinvest Medias appartient Iskandar Safa, 63 ans, déjà candidat à la reprise de Nice-Matin en 2014. Ce Franco-Libanais, chrétien maronite, a joué un rôle dans la libération des otages français au Liban dans les années 1980. En 1992, il a sauvé les chantiers navals CMN (Constructions mécaniques de Normandie). Avec son frère Akram, il possède Privinvest Holding, l'un des leaders mondiaux de la construction navale. Il contrôle aussi Fimas, une entreprise française détenant un important portefeuille immobilier et hôtelier dans le sud de la France. Le plus grand domaine privé de la Côte d'Azur (1 300 hectares), dont un tiers de la surface de la commune de Mandelieu-la-Napoule, lui appartient. Il serait prêt à racheter les parts et les avances de trésorerie de Nethys sans licencier, alors que le groupe Nice-Matin (Nice-Matin, Var-Matin, Monaco-Matin) et ses quelque 800 membres du personnel sont au bord de la faillite.