Une proposition de motion présentée par le PTB demandait purement et simplement que le conseil communal de Flémalle se positionne contre la privatisation partielle ou totale de plusieurs des activités concurrentielles de Nethys (Voo, Win et Elicio). Estimant que le privé n'offre aucune garantie au niveau des emplois, la bourgmestre de Flémalle, l'ex-ministre Isabelle Simonis, n'a pas d'emblée balayé la motion en reconnaissant que les récentes révélations posent un certain nombre de questions. Dont "le calendrier des ventes ou les promesses liantes conclues avant le 26 mai dernier" ou encore le "caractère licite ou non des opérations envisagées, le respect des règles de concurrence et l'existence éventuelle de conflits d'intérêts", a-t-elle énoncé. La bourgmestre a néanmoins proposé au conseil communal d'autoriser le collège communal à agir en justice pour défendre les intérêts de la commune, plutôt que d'adopter une motion "qui, au final, n'apportera rien de concret". "Cette autorisation sera activée, ou non, en fonction des éléments qui seront mis à jour dans le cadre des investigations du ministre", a précisé Isabelle Simonis, qui n'a pas manqué de signaler à la cheffe de groupe du PTB, Valérie Heuchamps, que son groupe "n'a pas le monopole de l'outrage". Alors que le PTB fut seul à voter en faveur de sa motion, l'autorisation donnée au collège communal d'introduire une action en justice a été votée à l'unanimité. Vendredi dernier, les deux partenaires de majorité à Liège (PS et MR), la Ville étant le deuxième actionnaire le plus important après la Province de Liège, avaient annoncé leur intention de demander à leurs fédérations politiques respectives de donner mandat à leurs représentants au conseil d'administration d'Enodia de ne prendre aucune décision de vente lors de la réunion prévue ce 25 septembre. (Belga)