Les trois hommes dans le collimateur de la société sont des personnalités bien connues en région liégeoise : il s'agit de Stéphane Moreau, ancien CEO de Nethys, de Pierre Meyers, ancien président du conseil d'administration de Nethys, et de Marc Beyens, ancien consultant chargé des relations internationales chez Nethys. Les sociétés privées M3 et Noblehaye, de Pierre Meyers et de Marc Beyens, sont également citées dans ce dossier. L'entreprise reproche à ses anciens dirigeants d'avoir utilisé de manière abusive les finances et le crédit de Nethys en lui faisant racheter les actions et créances qu'ils détenaient à titre privé dans la société congolaise EBI (pour Electricité du bassin d'Ivugha), société qu'ils avaient constituée ensemble en 2016 à titre personnel et avec leurs fonds privés, avec l'aide d'Elicio, filiale de Nethys. Le but derrière cette démarche était "de leur permettre d'éviter, à titre personnel, des risques ainsi que des pertes financières liées à la création et à la gestion de leur société EBI, et de récupérer l'intégralité de leurs capital et prêts, tout en transférant à Nethys les risques liés à ces opérations qui ne présentent par ailleurs aucun lien avec l'objet social et la mission de Nethys", est-il écrit dans une note de 27 pages dont les journaux ont pu prendre connaissance. Mis sous pression par le scandale Publifin, les trois hommes, souhaitant retirer leurs billes du Congo, auraient en effet convaincu Nethys de racheter leurs actions dans EBI, au prix de leur mise de départ et sans aucune vérification, ainsi que de toutes leurs créances, continue le rapport. C'est ainsi que la société liégeoise aurait déboursé 3.195.000 euros dans une opération de rachat d'actions de ses dirigeants, et qu'elle rachètera également plus tard les actions de Elicio pour 200.000 euros, portant ainsi ses investissements dans EBI à 3.395.000 euros. "Le total des investissements par Nethys et Elicio au profit de EBI s'élève ainsi (sous toutes réserves et au minimum) à 3.395.000 euros pour Nethys et 924.419 EUR pour Elicio, soit au total plus de 4.319.419 euros", précise cette note interne. C'est la raison pour laquelle Nethys va tenter d'obtenir réparation pour ce qu'elle estime être un préjudice et va se positionner comme victime des agissements de ses anciens cadres. (Belga)

Les trois hommes dans le collimateur de la société sont des personnalités bien connues en région liégeoise : il s'agit de Stéphane Moreau, ancien CEO de Nethys, de Pierre Meyers, ancien président du conseil d'administration de Nethys, et de Marc Beyens, ancien consultant chargé des relations internationales chez Nethys. Les sociétés privées M3 et Noblehaye, de Pierre Meyers et de Marc Beyens, sont également citées dans ce dossier. L'entreprise reproche à ses anciens dirigeants d'avoir utilisé de manière abusive les finances et le crédit de Nethys en lui faisant racheter les actions et créances qu'ils détenaient à titre privé dans la société congolaise EBI (pour Electricité du bassin d'Ivugha), société qu'ils avaient constituée ensemble en 2016 à titre personnel et avec leurs fonds privés, avec l'aide d'Elicio, filiale de Nethys. Le but derrière cette démarche était "de leur permettre d'éviter, à titre personnel, des risques ainsi que des pertes financières liées à la création et à la gestion de leur société EBI, et de récupérer l'intégralité de leurs capital et prêts, tout en transférant à Nethys les risques liés à ces opérations qui ne présentent par ailleurs aucun lien avec l'objet social et la mission de Nethys", est-il écrit dans une note de 27 pages dont les journaux ont pu prendre connaissance. Mis sous pression par le scandale Publifin, les trois hommes, souhaitant retirer leurs billes du Congo, auraient en effet convaincu Nethys de racheter leurs actions dans EBI, au prix de leur mise de départ et sans aucune vérification, ainsi que de toutes leurs créances, continue le rapport. C'est ainsi que la société liégeoise aurait déboursé 3.195.000 euros dans une opération de rachat d'actions de ses dirigeants, et qu'elle rachètera également plus tard les actions de Elicio pour 200.000 euros, portant ainsi ses investissements dans EBI à 3.395.000 euros. "Le total des investissements par Nethys et Elicio au profit de EBI s'élève ainsi (sous toutes réserves et au minimum) à 3.395.000 euros pour Nethys et 924.419 EUR pour Elicio, soit au total plus de 4.319.419 euros", précise cette note interne. C'est la raison pour laquelle Nethys va tenter d'obtenir réparation pour ce qu'elle estime être un préjudice et va se positionner comme victime des agissements de ses anciens cadres. (Belga)