"J'exhorte les négociateurs à faire preuve du pragmatisme, de la retenue et de la flexibilité nécessaires pour que ce processus soit couronné de succès", a dit dans un communiqué le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo, confirmant que les pourparlers démarreraient samedi. Les talibans ont annoncé jeudi être "prêts" à démarrer samedi ces négociations directes inédites avec le gouvernement afghan, retardées depuis plus de six mois, afin d'essayer de mettre un terme à près de 19 ans de conflit. Parallèlement, les négociateurs de Kaboul devaient quitter vendredi l'Afghanistan pour se rendre à Doha, au Qatar, où se dérouleront les discussions. L'accord signé le 29 février entre les Etats-Unis et les talibans prévoyait un démarrage des négociations de paix interafghanes le 10 mars, mais le processus a été sans cesse repoussé. Malgré ces reports, Washington a continué à retirer ses soldats comme prévu dans cet accord. "Le début de ces discussions constitue pour l'Afghanistan une occasion historique de mettre fin à quatre décennies de guerre et de bain de sang", a estimé Mike Pompeo. "Le peuple afghan a porté le fardeau de la guerre pendant trop longtemps. Il aspire à la paix" et "le temps de paix est désormais venu", a-t-il insisté. Selon lui, seul un processus "dirigé par des Afghans", et "qui respecte les opinions de toutes les communautés afghanes, y compris les femmes et les minorités ethniques et religieuses", peut aboutir "à une paix durable". "Cette occasion ne doit pas être gâchée", a ajouté le secrétaire d'Etat américain, qui a également rappelé au gouvernement afghan et aux talibans leur "engagement" à faire en sorte "que les terroristes n'utilisent plus jamais le sol afghan pour menacer les Etats-Unis ou leurs alliés". (Belga)

"J'exhorte les négociateurs à faire preuve du pragmatisme, de la retenue et de la flexibilité nécessaires pour que ce processus soit couronné de succès", a dit dans un communiqué le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo, confirmant que les pourparlers démarreraient samedi. Les talibans ont annoncé jeudi être "prêts" à démarrer samedi ces négociations directes inédites avec le gouvernement afghan, retardées depuis plus de six mois, afin d'essayer de mettre un terme à près de 19 ans de conflit. Parallèlement, les négociateurs de Kaboul devaient quitter vendredi l'Afghanistan pour se rendre à Doha, au Qatar, où se dérouleront les discussions. L'accord signé le 29 février entre les Etats-Unis et les talibans prévoyait un démarrage des négociations de paix interafghanes le 10 mars, mais le processus a été sans cesse repoussé. Malgré ces reports, Washington a continué à retirer ses soldats comme prévu dans cet accord. "Le début de ces discussions constitue pour l'Afghanistan une occasion historique de mettre fin à quatre décennies de guerre et de bain de sang", a estimé Mike Pompeo. "Le peuple afghan a porté le fardeau de la guerre pendant trop longtemps. Il aspire à la paix" et "le temps de paix est désormais venu", a-t-il insisté. Selon lui, seul un processus "dirigé par des Afghans", et "qui respecte les opinions de toutes les communautés afghanes, y compris les femmes et les minorités ethniques et religieuses", peut aboutir "à une paix durable". "Cette occasion ne doit pas être gâchée", a ajouté le secrétaire d'Etat américain, qui a également rappelé au gouvernement afghan et aux talibans leur "engagement" à faire en sorte "que les terroristes n'utilisent plus jamais le sol afghan pour menacer les Etats-Unis ou leurs alliés". (Belga)