À Saint-Pétersbourg, deuxième ville du pays et patrie du président Vladimir Poutine, une manifestante blessée se trouve en soins intensifs, a appris l'AFP dimanche de source hospitalière. La répression des manifestations de samedi, au cours desquelles des dizaines de milliers de personnes avaient réclamé la libération de l'opposant, a été condamnée par l'Union Européenne et les États-Unis. Selon OVD Info, spécialisée dans le suivi des manifestations de l'opposition, la police a arrêté au moins 3.324 manifestants durant les rassemblements qui se sont déroulés dans des dizaines de villes, dont 1.320 personnes arrêtées à Moscou et 490 à Saint-Pétersbourg. Il s'agit du plus grand nombre d'arrestations durant des manifestations de l'opposition enregistrées dans l'histoire de la Russie moderne. Samedi soir, le parquet de Saint-Pétersbourg a indiqué enquêter sur des violences, y compris "de la part des forces chargées de faire respecter la loi". Le parquet a publié son communiqué après la diffusion par les médias locaux d'une vidéo montrant une femme tombée au sol après avoir été frappée à coups de pied par des policiers anti-émeutes. La femme, identifiée comme Margarita Ioudina, demande dans la vidéo à trois policiers pourquoi ils arrêtent un jeune manifestant sans armes. L'un des policiers lui envoie alors un coup de pied au ventre. Mme Ioudina a été hospitalisée samedi soir, blessée à la tête, a indiqué dimanche à l'AFP un représentant de l'hôpital Djanelidze à Saint-Pétersbourg. "Elle est dans un état grave", a déclaré ce responsable, "elle est en soins intensifs". Des heurts se sont produits samedi entre police et manifestants dans plusieurs grandes villes alors que des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées à travers le pays, scandant "Poutine voleur!", Navalny, on est avec toi !" ou encore "Liberté pour les prisonniers politiques !". À Moscou samedi soir, des centaines de personnes ont rallié la prison de Matrosskaïa Tichina où est détenu Alexeï Navalny, dans le Nord de la capitale. La police y a procédé à des arrestations, frappant des manifestants avec des matraques et les dispersant. (Belga)

À Saint-Pétersbourg, deuxième ville du pays et patrie du président Vladimir Poutine, une manifestante blessée se trouve en soins intensifs, a appris l'AFP dimanche de source hospitalière. La répression des manifestations de samedi, au cours desquelles des dizaines de milliers de personnes avaient réclamé la libération de l'opposant, a été condamnée par l'Union Européenne et les États-Unis. Selon OVD Info, spécialisée dans le suivi des manifestations de l'opposition, la police a arrêté au moins 3.324 manifestants durant les rassemblements qui se sont déroulés dans des dizaines de villes, dont 1.320 personnes arrêtées à Moscou et 490 à Saint-Pétersbourg. Il s'agit du plus grand nombre d'arrestations durant des manifestations de l'opposition enregistrées dans l'histoire de la Russie moderne. Samedi soir, le parquet de Saint-Pétersbourg a indiqué enquêter sur des violences, y compris "de la part des forces chargées de faire respecter la loi". Le parquet a publié son communiqué après la diffusion par les médias locaux d'une vidéo montrant une femme tombée au sol après avoir été frappée à coups de pied par des policiers anti-émeutes. La femme, identifiée comme Margarita Ioudina, demande dans la vidéo à trois policiers pourquoi ils arrêtent un jeune manifestant sans armes. L'un des policiers lui envoie alors un coup de pied au ventre. Mme Ioudina a été hospitalisée samedi soir, blessée à la tête, a indiqué dimanche à l'AFP un représentant de l'hôpital Djanelidze à Saint-Pétersbourg. "Elle est dans un état grave", a déclaré ce responsable, "elle est en soins intensifs". Des heurts se sont produits samedi entre police et manifestants dans plusieurs grandes villes alors que des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées à travers le pays, scandant "Poutine voleur!", Navalny, on est avec toi !" ou encore "Liberté pour les prisonniers politiques !". À Moscou samedi soir, des centaines de personnes ont rallié la prison de Matrosskaïa Tichina où est détenu Alexeï Navalny, dans le Nord de la capitale. La police y a procédé à des arrestations, frappant des manifestants avec des matraques et les dispersant. (Belga)