Pour certains politiciens et chercheurs flamands, pas de doute, le nationalisme québécois ressemble au nationalisme flamand : les deux mouvements reposent sur des bases linguistiques, ils ont redressé les inégalités du passé - les classes dominantes étaient francophones en Belgique, anglophones au Québec - et ils ont obtenu une redistribution du pouvoir politique, avec la construction d'une alternative à l'Etat central. Pour répliquer aux Belges francophones indignés par certaines mesures prises par la Flandre en vertu du sacro-saint principe de territorialité, les indépendantistes flamands citent volontiers en exemple le cas de la Belle Province, qui a su protéger, elle aussi, sa langue et sa culture.
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