A la porte de sa maison ixelloise, Myriam Leroy m'accueille pliée en deux : elle maintient des deux mains son boxer. Celui-ci me semble aboyer joyeusement mais l'auteure demande si je n'ai pas peur des chiens. Non. Pour le lui prouver, je caresse l'animal. Myriam Leroy commente : " Ah ça va, la rencontre semble bien se passer. " Nous montons à l'étage et entrons dans une sorte de salon- bureau-cuisine-salle à manger jeune et de bon goût, dirais-je si vous me le demandiez, mais d'une part je ne suis pas là pour le magazine Art & Décoration, d'autre part " une sorte de salon-bureau-cuisine-salle à manger jeune et de bon goût ", ce n'est pas une description très précise. Alors, voici une petite précision : dans la grande pièce, à quelques pas du sofa, il y a une fontaine à eau. Je n'avais jamais vu ça dans une maison. Bon, si vous visualisez plus ou moins le terrain, nous pouvons nous installer (sur le sofa pour le journaliste, sur un fauteuil pour l'auteure) et entrer dans le vif du sujet. D'emblée, Myriam Leroy se montre réfléchie - et elle le restera pendant toute la rencontre, même face aux questions les plus brouillonnes.
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