"Soeurs et frères, notre démocratie est en danger à cause du coup d'Etat en cours que des groupes violents ont lancé contre l'ordre constitutionnel. Nous dénonçons devant la communauté internationale cette attaque contre l'Etat de droit", a indiqué sur Twitter le président indigène de gauche à l'issue d'une réunion d'urgence avec plusieurs ministres. "J'appelle notre peuple à prendre soin pacifiquement de la démocratie et de la CPE (Constitution politique de l'Etat) pour préserver la paix et la vie en tant que biens suprêmes au-dessus de tout intérêt politique", a ajouté M. Morales dans un autre tweet. Dix-sept jours après le début des manifestations contre la réélection de M. Morales, au moins trois unités de police se sont mutinées, dans la ville de Cochabamba (centre) tout d'abord, puis à Sucre (sud, capitale de la Bolivie) et à Santa Cruz (est), une région riche à l'est du pays et un bastion d'opposition. Des scènes de fraternisation entre policiers et manifestants de l'opposition ont été observées dans la capitale. Le gouvernement a exclu pour le moment d'envoyer les militaires pour soumettre les policiers mutins. (Belga)