Dominique Sabrier était bénévole au Musée juif de Belgique, elle a été tuée lors de l'attentat qui s'y est produit le 24 mai 2014.

Après avoir résumé l'enquête, l'avocat a, comme son confrère Me Dalne la veille, tenu à saluer la mémoire des quatre personnes assassinées.

"Que justice soit rendue aux victimes", a affirmé Me François Koning, rappelant les propos d'un témoin.

"Le risque, c'est qu'on se focalise uniquement sur ceux qui sont vivants. La défense répète : 'vous avez la vie de nos clients entre nos mains'. Mais vous êtes là aussi pour rendre justice aux gens qui ont été assassinés", a poursuivi l'avocat de la partie civile, parlant de "gâchis considérable".

"Ce sont quatre belles personnes qui ont été assassinées: une éditrice pleine de culture, polyglotte et qui venait de se réinstaller à Bruxelles, un couple marié depuis 18 ans qui a deux adolescentes, un jeune homme d'origine marocaine qui se prend d'intérêt pour la culture hébraïque et qui se fait assassiner au nom de l'islamisme. Elles étaient toutes en bonne santé, même ma cliente qui était âgée de 66 ans. On les a privées de leur vie", a-t-il dit.

"Ma cliente est la seule qui s'est vue assassinée. Elle voit toute la scène, elle essaie de pousser sur ce bouton d'alerte... Des secondes qui ont duré une éternité", a insisté l'avocat.

"Demandez-vous quel signal la nation entend donner à toute personne qui sera candidate à commettre des assassinats terroristes. Ceci ne peut plus jamais avoir lieu", s'est-il adressé aux jurés.