Un long chapitre de l'audience s'est clos vendredi avec la fin des témoignages. Lundi commence la séquence des plaidoiries et du réquisitoire, avant un verdict attendu début mars. Au dernier jour du défilé des témoins, consacré à la personnalité des accusés, la cour d'assises a entendu les mots cinglants de la grand-mère de Mehdi Nemmouche à son égard, lus par la présidente. "C'est un déshonneur, une honte pour moi, je le renie", dit la septuagénaire aux policiers en juin 2014. Elle vient d'apprendre que son petit-fils est soupçonné du quadruple assassinat perpétré au musée juif.

Vendredi, elle ne s'est pas déplacée de Tourcoing (nord de la France). Comme quatre autres proches, elle a produit un certificat médical de contre-indication. Et aucune confrontation directe n'a eu lieu avec le jihadiste français dans le box, balayant l'éventualité qu'il sorte enfin de sa réserve. Lui que ses avocats présentent comme "renfermé", n'ayant eu "aucune relation affectueuse" durant une enfance chaotique.

Vendredi, Nemmouche baisse le regard et se gratte nerveusement la barbe lorsque les propos de sa grand-mère (qui l'a en partie élevé et qu'il considère comme sa mère) claquent dans la salle d'audience. "Sa tête est polluée (...), je ne lui pardonne pas ce qu'il a fait", lâche-t-elle aux policiers, semblant accorder peu de crédit au fait qu'il se dise innocent.

A ce procès, Mehdi Nemmouche, 33 ans, délinquant multirécidiviste radicalisé en prison et passé par la Syrie, est accusé d'avoir tué, le 24 mai 2014 au musée juif, un couple de touristes israéliens, une bénévole française et un jeune employé belge du site.

Une enquête "colossale"

Mais il nie les faits. Selon la thèse de ses avocats, certes il était en possession des armes utilisées, le 30 mai 2014 lors de son arrestation à Marseille, mais il n'est pas le tueur. Il a été "piégé".

La tuerie n'est pas un attentat de l'organisation Etat islamique, mais, soutiennent-ils, "une exécution ciblée d'agents du Mossad" (le service secret israélien) visant les époux Riva, les deux premiers morts du musée, tués chacun d'une balle dans la nuque à bout portant. Me Sébastien Courtoy, l'avocat vedette de Nemmouche, a promis de revenir durant sa plaidoirie sur cette thèse qui a été peu étayée depuis l'ouverture du procès le 10 janvier. Quant aux explications de l'accusé lui-même, elles viendront "en temps voulu", avant la fin de l'audience, n'a-t-il cessé d'affirmer.

Le 23 janvier, il a eu une dizaine de fois la même réplique aux questions de la présidente sur ses moyens financiers, sa location d'appartement à Bruxelles peu avant la tuerie ou le motif de ses déplacements à Marseille: "Vous aurez la réponse plus tard". Pour Me Guillaume Lys, qui défend une des parties civiles au procès, "ce plus tard commence à s'apparenter à trop tard maintenant".

"C'est peut-être regrettable mais on va devoir se passer de la parole de l'accusé pour faire la vérité judiciaire", ajoute l'avocat de l'Association française des victimes du terrorisme. "De notre côté, il n'y a plus beaucoup de place pour le doute" sur la culpabilité, poursuit Me Lys, saluant une enquête "colossale" ayant apporté "de nombreux éléments de preuves" (ADN, empreintes, vidéos de revendication etc).

Au côté de Nemmouche dans le box comparaît Nacer Bendrer, 30 ans, un délinquant marseillais accusé de lui avoir fourni les armes. Lui aussi nie les faits et la défense de Nemmouche le dédouane. "J'aimerais que mon fils sorte de cette histoire car il n'a rien à voir avec cela", a plaidé la mère du Marseillais, seule proche des accusés venue témoigner vendredi.

Suite du procès lundi avec les premières plaidoiries de parties civiles.

Un long chapitre de l'audience s'est clos vendredi avec la fin des témoignages. Lundi commence la séquence des plaidoiries et du réquisitoire, avant un verdict attendu début mars. Au dernier jour du défilé des témoins, consacré à la personnalité des accusés, la cour d'assises a entendu les mots cinglants de la grand-mère de Mehdi Nemmouche à son égard, lus par la présidente. "C'est un déshonneur, une honte pour moi, je le renie", dit la septuagénaire aux policiers en juin 2014. Elle vient d'apprendre que son petit-fils est soupçonné du quadruple assassinat perpétré au musée juif.Vendredi, elle ne s'est pas déplacée de Tourcoing (nord de la France). Comme quatre autres proches, elle a produit un certificat médical de contre-indication. Et aucune confrontation directe n'a eu lieu avec le jihadiste français dans le box, balayant l'éventualité qu'il sorte enfin de sa réserve. Lui que ses avocats présentent comme "renfermé", n'ayant eu "aucune relation affectueuse" durant une enfance chaotique.Vendredi, Nemmouche baisse le regard et se gratte nerveusement la barbe lorsque les propos de sa grand-mère (qui l'a en partie élevé et qu'il considère comme sa mère) claquent dans la salle d'audience. "Sa tête est polluée (...), je ne lui pardonne pas ce qu'il a fait", lâche-t-elle aux policiers, semblant accorder peu de crédit au fait qu'il se dise innocent.A ce procès, Mehdi Nemmouche, 33 ans, délinquant multirécidiviste radicalisé en prison et passé par la Syrie, est accusé d'avoir tué, le 24 mai 2014 au musée juif, un couple de touristes israéliens, une bénévole française et un jeune employé belge du site.Mais il nie les faits. Selon la thèse de ses avocats, certes il était en possession des armes utilisées, le 30 mai 2014 lors de son arrestation à Marseille, mais il n'est pas le tueur. Il a été "piégé".La tuerie n'est pas un attentat de l'organisation Etat islamique, mais, soutiennent-ils, "une exécution ciblée d'agents du Mossad" (le service secret israélien) visant les époux Riva, les deux premiers morts du musée, tués chacun d'une balle dans la nuque à bout portant. Me Sébastien Courtoy, l'avocat vedette de Nemmouche, a promis de revenir durant sa plaidoirie sur cette thèse qui a été peu étayée depuis l'ouverture du procès le 10 janvier. Quant aux explications de l'accusé lui-même, elles viendront "en temps voulu", avant la fin de l'audience, n'a-t-il cessé d'affirmer.Le 23 janvier, il a eu une dizaine de fois la même réplique aux questions de la présidente sur ses moyens financiers, sa location d'appartement à Bruxelles peu avant la tuerie ou le motif de ses déplacements à Marseille: "Vous aurez la réponse plus tard". Pour Me Guillaume Lys, qui défend une des parties civiles au procès, "ce plus tard commence à s'apparenter à trop tard maintenant"."C'est peut-être regrettable mais on va devoir se passer de la parole de l'accusé pour faire la vérité judiciaire", ajoute l'avocat de l'Association française des victimes du terrorisme. "De notre côté, il n'y a plus beaucoup de place pour le doute" sur la culpabilité, poursuit Me Lys, saluant une enquête "colossale" ayant apporté "de nombreux éléments de preuves" (ADN, empreintes, vidéos de revendication etc).Au côté de Nemmouche dans le box comparaît Nacer Bendrer, 30 ans, un délinquant marseillais accusé de lui avoir fourni les armes. Lui aussi nie les faits et la défense de Nemmouche le dédouane. "J'aimerais que mon fils sorte de cette histoire car il n'a rien à voir avec cela", a plaidé la mère du Marseillais, seule proche des accusés venue témoigner vendredi.Suite du procès lundi avec les premières plaidoiries de parties civiles.