Le projet de loi annoncé lundi demande que les deux fonds de retraite publics californiens - les plus importants du pays, ce qui leur donne un considérable poids financier - retirent leurs investissements des entreprises qui participeraient à cette barrière controversée, l'une des promesses de campagne de Trump, visant à freiner l'immigration clandestine. "Les Californiens construisent des ponts pas des murs", a commenté dans un communiqué Phil Ting, l'un des parlementaires démocrates. "C'est un mur de la honte et nous ne voulons prendre aucune part" dans sa construction, ajoute-t-il. Le texte de loi AB 946 a été proposé après que l'agence américaine des douanes et de la protection des frontières (CBP) a lancé un appel d'offre pour la conception d'un tel mur, qui devrait s'étendre sur 3.200 kilomètres environ et coûter au moins 15 milliards de dollars, voire beaucoup plus, selon les estimations. S'il est voté, le California Public Employee Retirement System (Calpers) et le California State Teachers Retirement System (Calstrs) - avec des investissements s'élevant au total à respectivement 312 milliards de dollars et 202 milliards - devront liquider dans l'année qui suivra tout investissement dans les entreprises qui construisent le mur. Ce texte de loi fait suite à d'autres propositions similaires à travers le pays, notamment à New York, à San Francisco. Des entreprises mexicaines ont aussi été averties contre le fait de participer à ce projet. Mardi, le géant français de BTP Vinci a dit qu'il n'avait pas l'intention de participer à la construction du mur. "Il faut que je prenne en compte la réalité de mon entreprise, ma culture, ma manière de faire et la sensibilité, non pas seulement de mes collaborateurs américains, mais au niveau mondial", a déclaré le patron de Vinci, Xavier Huillard, sur la chaîne BFM Business. "Pour ces raisons-là, mais ça n'est pas du tout un jugement de valeur à l'égard des Etats-Unis, nous préférons plutôt ne pas toucher à ce mur", a-t-il ajouté. (Belga)

Le projet de loi annoncé lundi demande que les deux fonds de retraite publics californiens - les plus importants du pays, ce qui leur donne un considérable poids financier - retirent leurs investissements des entreprises qui participeraient à cette barrière controversée, l'une des promesses de campagne de Trump, visant à freiner l'immigration clandestine. "Les Californiens construisent des ponts pas des murs", a commenté dans un communiqué Phil Ting, l'un des parlementaires démocrates. "C'est un mur de la honte et nous ne voulons prendre aucune part" dans sa construction, ajoute-t-il. Le texte de loi AB 946 a été proposé après que l'agence américaine des douanes et de la protection des frontières (CBP) a lancé un appel d'offre pour la conception d'un tel mur, qui devrait s'étendre sur 3.200 kilomètres environ et coûter au moins 15 milliards de dollars, voire beaucoup plus, selon les estimations. S'il est voté, le California Public Employee Retirement System (Calpers) et le California State Teachers Retirement System (Calstrs) - avec des investissements s'élevant au total à respectivement 312 milliards de dollars et 202 milliards - devront liquider dans l'année qui suivra tout investissement dans les entreprises qui construisent le mur. Ce texte de loi fait suite à d'autres propositions similaires à travers le pays, notamment à New York, à San Francisco. Des entreprises mexicaines ont aussi été averties contre le fait de participer à ce projet. Mardi, le géant français de BTP Vinci a dit qu'il n'avait pas l'intention de participer à la construction du mur. "Il faut que je prenne en compte la réalité de mon entreprise, ma culture, ma manière de faire et la sensibilité, non pas seulement de mes collaborateurs américains, mais au niveau mondial", a déclaré le patron de Vinci, Xavier Huillard, sur la chaîne BFM Business. "Pour ces raisons-là, mais ça n'est pas du tout un jugement de valeur à l'égard des Etats-Unis, nous préférons plutôt ne pas toucher à ce mur", a-t-il ajouté. (Belga)