Celle-ci a été organisée à Bierges, en Brabant wallon, à deux pas de Wavre, le fief du Premier ministre Charles Michel.

Tour à tour, Olivier Chastel, le ministre-président wallon Willy Borsus et le Premier ministre ont défendu les résultats de l'action des libéraux au niveau fédéral et en Région wallonne, en présence, notamment, de la plupart des ministres fédéraux et wallons du MR, de nombreux députés et des deux chefs de file de la régionale bruxelloise du parti, Didier Reynders et Vincent De Wolf.

A quelques semaines d'une nouvelle campagne électorale, les discours ont été davantage axés, avec pas mal de chiffres, sur le bilan que sur le positionnement face aux autres formations de l'échiquier politique plutôt épargnées dans un contexte festif, sauf peut-être à travers l'association du PS au passé économique difficile de la Wallonie au cours des dernières décennies.

Au-delà de l'évocation factuelle du départ de la N-VA du gouvernement, le Premier ministre Charles Michel n'a quant à lui cité à aucun moment la formation nationaliste flamande à propos du différend à l'origine de la crise gouvernementale de la fin 2018: le Pacte de Marrakech sur la migration.

Il a néanmoins insisté sur les fondamentaux que constitue notamment la Convention des Droits de l'Homme, qui l'ont poussé à se rendre au Maroc dans ce contexte pour "être du bon côté de l'histoire", après un siècle marqué par deux guerres, fruits de l'unilatéralisme et du repli sur soi qui ont fait des millions de victimes.

Plus largement, M. Michel comme les autres orateurs ont souligné que le sens de l'initiative, et de l'effort, ainsi que la liberté restaient plus que jamais les valeurs-guides de l'action des libéraux en matière de réforme fiscale et d'amélioration du pouvoir d'achat.