Lors d'une cérémonie symbolique qui s'est déroulée dans la région montagneuse de Gorongosa (centre) en présence de responsables de la Résistance nationale du Mozambique (Renamo) et du gouvernement, quatre combattants de l'ex-rébellion ont remis leurs armes et ont officiellement quitté la base militaire qu'ils occupaient. Ils doivent aller dans un centre de cantonnement en vue d'être réintégrés dans la société. Quarante-six autres membres armés de la Renamo doivent prochainement être également désarmés. Au total, quelque 5.221 combattants de la Renamo doivent remettre leurs armes au gouvernement, ce qui devrait mettre un terme à un processus de négociations initié par le leader historique de la Renamo, Afonso Dhlakama, décédé en mai 2018. La Renamo s'était transformée en parti politique à l'issue d'une guerre civile de 16 ans (1976-1992), mais avait repris les armes en 2013 contre le gouvernement, dirigé par le Front de libération du Mozambique (Frelimo). Un cessez-le-feu avait été déclaré en 2016, suivi de négociations de paix. En vertu du fragile accord de paix conclu après ces négociations, certains des combattants désarmés de la Renamo doivent intégrer l'armée et la police nationale, d'autres être réinsérés dans la vie civile grâce à une aide financière. Deux précédents accords de paix ont échoué, la Renamo n'ayant jamais totalement désarmé et ayant maintenu une partie de ses combattants dans les montagnes du centre du Mozambique. Le parti accusait le gouvernement de ne pas respecter ses engagements. L'actuel désarmement est supervisé par la communauté internationale. La cérémonie de Gorongosa s'est tenue avant la visite du pape François au Mozambique en septembre où il devrait appeler à la réconciliation et au renforcement de la paix. (Belga)