Des groupes armés, connus sous le nom d'al-Shabab ("les jeunes" en arabe), sèment la terreur depuis trois ans dans la province stratégique du Cabo Delgado (Nord-Est), à majorité musulmane, frontalière de la Tanzanie, riche en gaz naturel. Ils décapitent des villageois, enlèvent des jeunes femmes, attaquent aussi casernes et postes de police pour se fournir en armes et munitions. Ils ont fait allégeance en 2019 au groupe Etat islamique (EI). Le conflit a fait au moins 2.600 morts, dont plus de la moitié de civils, selon l'ONG ACLED. Mardi, Amnesty International a affirmé que les habitants de la région étaient "pris entre les forces de sécurité mozambicaines, la milice privée combattant aux côtés du gouvernement et le groupe d'opposition armé connu localement sous le nom d'Al-Shabab - dont aucun ne respecte le droit à la vie ni les règles de la guerre". "Tous les trois ont commis des crimes de guerre, causant la mort de centaines de civils", avait-il assuré dans un rapport. Le général Bertolino Kapitine, chef d'état-major adjointe de l'armée mozambicaine, a vivement réfuté ces allégations dimanche. "Notre mission est de défendre la souveraineté et l'intégrité territoriale du pays, nous ne pouvons en aucun cas maltraiter notre communauté", a-t-il déclaré à des journalistes lors d'une visite organisée pour la presse dans le Cabo Delgado. "Ce rapport a été écrit par des gens qui n'ont jamais mis les pieds au Mozambique", a-t-il affirmé. Il s'agit de la première réaction officielle des autorités depuis la publication du rapport mardi. Les attaques meurtrières dans le nord du Mozambique, en proie à une insurrection djihadiste depuis plus de trois ans, ont considérablement faibli ces dernières semaines, une accalmie largement imputée à l'intensification de la riposte militaire. (Belga)

Des groupes armés, connus sous le nom d'al-Shabab ("les jeunes" en arabe), sèment la terreur depuis trois ans dans la province stratégique du Cabo Delgado (Nord-Est), à majorité musulmane, frontalière de la Tanzanie, riche en gaz naturel. Ils décapitent des villageois, enlèvent des jeunes femmes, attaquent aussi casernes et postes de police pour se fournir en armes et munitions. Ils ont fait allégeance en 2019 au groupe Etat islamique (EI). Le conflit a fait au moins 2.600 morts, dont plus de la moitié de civils, selon l'ONG ACLED. Mardi, Amnesty International a affirmé que les habitants de la région étaient "pris entre les forces de sécurité mozambicaines, la milice privée combattant aux côtés du gouvernement et le groupe d'opposition armé connu localement sous le nom d'Al-Shabab - dont aucun ne respecte le droit à la vie ni les règles de la guerre". "Tous les trois ont commis des crimes de guerre, causant la mort de centaines de civils", avait-il assuré dans un rapport. Le général Bertolino Kapitine, chef d'état-major adjointe de l'armée mozambicaine, a vivement réfuté ces allégations dimanche. "Notre mission est de défendre la souveraineté et l'intégrité territoriale du pays, nous ne pouvons en aucun cas maltraiter notre communauté", a-t-il déclaré à des journalistes lors d'une visite organisée pour la presse dans le Cabo Delgado. "Ce rapport a été écrit par des gens qui n'ont jamais mis les pieds au Mozambique", a-t-il affirmé. Il s'agit de la première réaction officielle des autorités depuis la publication du rapport mardi. Les attaques meurtrières dans le nord du Mozambique, en proie à une insurrection djihadiste depuis plus de trois ans, ont considérablement faibli ces dernières semaines, une accalmie largement imputée à l'intensification de la riposte militaire. (Belga)