La direction de la Fnac a annoncé fin février, lors d'un conseil d'entreprise extraordinaire, son intention de supprimer 57 emplois sur les 456 que compte la chaîne en Belgique à travers 11 magasins. Après que le personnel a rejeté en bloc un projet de protocole d'accord, une réunion de négociation a été organisée jeudi entre la direction et les syndicats. Ces derniers ont alors fait une contre-proposition. La direction a estimé que celle-ci était à l'opposé de ce qu'elle attendait, mais a demandé un temps de réflexion. Elle a en conséquence annulé une réunion prévue vendredi et a fixé un nouveau rendez-vous au 26 juin, sous réserve de confirmation. "Cela a mis le personnel en colère, car les travailleurs vivent depuis février avec une épée de Damoclès au-dessus la tête", explique Anne-Marie Dierckx. "Ils attendent de savoir ce qu'il va advenir d'eux. Le personnel a débrayé pour demander à la direction de revenir plus rapidement à la table des négociations et pour rappeler son opposition au plan tel que proposé par la direction". Il s'agit d'un mouvement spontané du personnel pour protester contre le plan Renault qui encadre les 57 licenciements prévus et la demande de réorganisation complète de la manière de travailler. Les travailleurs se réuniront en soirée pour décider de poursuivre le mouvement la semaine prochaine, de cibler de façon sporadique des jours forts déterminés ou de simplement reprendre le travail en attendant que la direction revienne autour de la table des négociations. Les magasins Fnac du côté néerlandophone n'ont pas suivi le mouvement de grève. Du côté francophone, reste aussi le nouveau magasin Fnac de Charleroi qui fonctionne déjà selon la nouvelle organisation de travail et qui compte principalement des travailleurs engagés en contrats à durée déterminée. (Belga)