Le mouvement, qui est entré lundi dans son sixième mois de mobilisation, est né d'un projet de loi qui visait à autoriser les extraditions vers la Chine. Il a depuis été enterré mais les manifestants ont élargi leurs revendications pour obtenir plus de démocratie. Dimanche, une immense foule a défilé de manière pacifique dans les rues de Hong Kong. Les organisateurs ont estimé à environ 800.000 le nombre de manifestants. L'exécutif local, aligné sur Pékin, avait insisté sur le fait qu'un retour au calme était un préalable à tout dialogue constructif. Mais lors de sa conférence de presse hebdomadaire, mardi, Mme Lam a refusé d'accéder aux demandes des manifestants et d'aller plus que le retrait du projet de loi sur les extraditions. "Si une demande particulière nous oblige à nous écarter de la loi... (je) ne pourrais pas accepter de répondre à ces demandes dans le seul but de répondre aux aspirations de la population", a affirmé Mme Lam. La cheffe de l'exécutif a expliqué qu'une amnistie des personnes arrêtées - plus de 6.000 depuis juin, dont 40 % d'étudiants - serait contraire à l'esprit de l'Etat de droit. "Comment pouvons-nous ignorer complètement l'Etat de droit pour répondre aux revendications... Nous n'avons donc aucun moyen d'y répondre mais nous sommes toujours prêts à examiner les problèmes sociaux que reflète cet incident dans l'espoir de soulager le grief des habitants", a-t-elle ajouté. Elle a indiqué qu'elle rendra "compte de tout" ce qui s'est passé dans la mégapole lorsqu'elle se rendra samedi à Pékin, dans le cadre d'une de ses visites régulières au cours desquelles elle rencontre généralement le président chinois Xi Jinping. Le 24 novembre, lors d'un scrutin local, les électeurs ont infligé un sérieux camouflet aux candidats soutenus par Pékin. Depuis cette défaite électorale, Mme Lam et son gouvernement sont demeurés inflexibles. Si depuis bientôt trois semaines un calme relatif s'est installé dans la mégapole, avec une baisse spectaculaire des affrontements entre police et manifestants pro-démocratie, le spectre d'un regain de violence demeure. La police hongkongaise a annoncé lundi soir avoir désamorcé deux bombes artisanales dans l'enceinte d'un établissement scolaire et avoir ouvert une enquête afin de déterminer si ces engins explosifs avaient un lien avec la crise politique actuelle. (Belga)

Le mouvement, qui est entré lundi dans son sixième mois de mobilisation, est né d'un projet de loi qui visait à autoriser les extraditions vers la Chine. Il a depuis été enterré mais les manifestants ont élargi leurs revendications pour obtenir plus de démocratie. Dimanche, une immense foule a défilé de manière pacifique dans les rues de Hong Kong. Les organisateurs ont estimé à environ 800.000 le nombre de manifestants. L'exécutif local, aligné sur Pékin, avait insisté sur le fait qu'un retour au calme était un préalable à tout dialogue constructif. Mais lors de sa conférence de presse hebdomadaire, mardi, Mme Lam a refusé d'accéder aux demandes des manifestants et d'aller plus que le retrait du projet de loi sur les extraditions. "Si une demande particulière nous oblige à nous écarter de la loi... (je) ne pourrais pas accepter de répondre à ces demandes dans le seul but de répondre aux aspirations de la population", a affirmé Mme Lam. La cheffe de l'exécutif a expliqué qu'une amnistie des personnes arrêtées - plus de 6.000 depuis juin, dont 40 % d'étudiants - serait contraire à l'esprit de l'Etat de droit. "Comment pouvons-nous ignorer complètement l'Etat de droit pour répondre aux revendications... Nous n'avons donc aucun moyen d'y répondre mais nous sommes toujours prêts à examiner les problèmes sociaux que reflète cet incident dans l'espoir de soulager le grief des habitants", a-t-elle ajouté. Elle a indiqué qu'elle rendra "compte de tout" ce qui s'est passé dans la mégapole lorsqu'elle se rendra samedi à Pékin, dans le cadre d'une de ses visites régulières au cours desquelles elle rencontre généralement le président chinois Xi Jinping. Le 24 novembre, lors d'un scrutin local, les électeurs ont infligé un sérieux camouflet aux candidats soutenus par Pékin. Depuis cette défaite électorale, Mme Lam et son gouvernement sont demeurés inflexibles. Si depuis bientôt trois semaines un calme relatif s'est installé dans la mégapole, avec une baisse spectaculaire des affrontements entre police et manifestants pro-démocratie, le spectre d'un regain de violence demeure. La police hongkongaise a annoncé lundi soir avoir désamorcé deux bombes artisanales dans l'enceinte d'un établissement scolaire et avoir ouvert une enquête afin de déterminer si ces engins explosifs avaient un lien avec la crise politique actuelle. (Belga)