"Nous avons suivi avec une inquiétude croissante la situation dans la région administrative spéciale de Hong Kong depuis quelques mois", a déclaré un porte-parole du Haut-Commissariat, Rupert Colville, lors d'un point de presse à Genève. "Nous sommes gravement préoccupés par la violence croissante des groupes de jeunes qui participent aux manifestations et qui sont manifestement très en colère, avec des griefs profondément enracinés", a-t-il ajouté. Le mouvement de contestation a débuté en juin à la suite du rejet d'un projet de loi visant à autoriser les extraditions vers la Chine continentale. Le texte a depuis été suspendu, mais les manifestants ont élargi leurs revendications. Ils exigent le suffrage universel complet pour les élections hongkongaises, ainsi qu'une enquête indépendante sur les violences policières. La contestation a basculé la semaine dernière dans une phase nouvelle, beaucoup plus violente, avec une stratégie baptisée "Éclore partout" ("Blossom Everywhere"), qui consiste à multiplier les actions simultanées pour éprouver au maximum la police. Pour le Haut-Commissariat, "le recours à la violence extrême - y compris contre les forces de police - par certains manifestants est profondément regrettable et ne peut être toléré". "Nous appelons tous ceux qui participent aux manifestations à renoncer à la violence et à la condamner", a indiqué le porte-parole Rupert Colville. La nouvelle stratégie a eu pour effet d'ancrer la contestation dans plusieurs lieux, comme la PolyU. Le siège du campus, qui a débuté dimanche, constitue la confrontation la plus longue et violente avec les forces de l'ordre depuis le début de la contestation en juin dans le territoire semi-autonome. Les protestataires ont jusqu'ici accueilli les tentatives de les déloger par des lancers de cocktails Molotov et de briques. La police s'est dite prête à faire usage de balles réelles. Concernant ce siège, le Haut-Commissariat a appelé les autorités "à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour désamorcer la situation, remédier à la situation humanitaire de ceux qui se trouvent à l'intérieur - qui visiblement se détériore, et faciliter une solution pacifique". "A ce stade, nous sommes profondément préoccupés par le risque d'une nouvelle escalade de la violence à Hong Kong", a insisté M. Colville, ajoutant que le Haut-Commissariat se tient "prêt à conseiller et soutenir les efforts constructifs déployés par le gouvernement de Hong Kong pour résoudre la crise de manière pacifique et par le dialogue". (Belga)

"Nous avons suivi avec une inquiétude croissante la situation dans la région administrative spéciale de Hong Kong depuis quelques mois", a déclaré un porte-parole du Haut-Commissariat, Rupert Colville, lors d'un point de presse à Genève. "Nous sommes gravement préoccupés par la violence croissante des groupes de jeunes qui participent aux manifestations et qui sont manifestement très en colère, avec des griefs profondément enracinés", a-t-il ajouté. Le mouvement de contestation a débuté en juin à la suite du rejet d'un projet de loi visant à autoriser les extraditions vers la Chine continentale. Le texte a depuis été suspendu, mais les manifestants ont élargi leurs revendications. Ils exigent le suffrage universel complet pour les élections hongkongaises, ainsi qu'une enquête indépendante sur les violences policières. La contestation a basculé la semaine dernière dans une phase nouvelle, beaucoup plus violente, avec une stratégie baptisée "Éclore partout" ("Blossom Everywhere"), qui consiste à multiplier les actions simultanées pour éprouver au maximum la police. Pour le Haut-Commissariat, "le recours à la violence extrême - y compris contre les forces de police - par certains manifestants est profondément regrettable et ne peut être toléré". "Nous appelons tous ceux qui participent aux manifestations à renoncer à la violence et à la condamner", a indiqué le porte-parole Rupert Colville. La nouvelle stratégie a eu pour effet d'ancrer la contestation dans plusieurs lieux, comme la PolyU. Le siège du campus, qui a débuté dimanche, constitue la confrontation la plus longue et violente avec les forces de l'ordre depuis le début de la contestation en juin dans le territoire semi-autonome. Les protestataires ont jusqu'ici accueilli les tentatives de les déloger par des lancers de cocktails Molotov et de briques. La police s'est dite prête à faire usage de balles réelles. Concernant ce siège, le Haut-Commissariat a appelé les autorités "à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour désamorcer la situation, remédier à la situation humanitaire de ceux qui se trouvent à l'intérieur - qui visiblement se détériore, et faciliter une solution pacifique". "A ce stade, nous sommes profondément préoccupés par le risque d'une nouvelle escalade de la violence à Hong Kong", a insisté M. Colville, ajoutant que le Haut-Commissariat se tient "prêt à conseiller et soutenir les efforts constructifs déployés par le gouvernement de Hong Kong pour résoudre la crise de manière pacifique et par le dialogue". (Belga)