"Pékin n'a pas décidé d'intervenir par la force afin de mater les émeutes à Hong Kong mais cette option est à l'évidence à sa disposition", écrit dans un éditorial le quotidien de langue anglaise Global Times. Mais même si le régime communiste décidait d'envoyer l'armée contre les manifestants, "l'incident à Hong Kong ne sera pas une répétition de l'incident politique du 4 juin en 1989", poursuit le quotidien au ton volontiers nationaliste. Aucun bilan officiel n'a été fourni pour la répression sanglante de Tiananmen mais les experts évoquent généralement entre plusieurs centaines et plus d'un millier de morts. Le journal ne semble toutefois pas se prononcer sur l'éventuelle méthode employée pour réprimer deux mois d'agitation à Hong Kong en faveur de la démocratie, mais plutôt sur les conséquences diplomatiques à long terme qu'une intervention militaire entraînerait pour Pékin. Après le bain de sang de la place Tiananmen, qui avait été occupée par des manifestants réclamant la démocratie, la Chine s'était trouvée au ban des nations et son économie avait subi une quasi-stagnation pendant deux ans. (Belga)