La bourgmestre socialiste l'a fait au cours d'une rencontre avec le ministre qui a hérité du département géré par Jan Jambon (N-VA) jusqu'en décembre dernier. Elle avait demandé à rencontrer le nouveau ministre de l'Intérieur à la suite des incidents qui ont émaillé la nuit de Nouvel an dans sa commune.

Cette rencontre a eu lieu vendredi matin au cabinet du ministre.

La bourgmestre de Molenbeek-Saint-Jean a saisi cette occasion pour inviter le ministre de l'Intérieur "à visiter prochainement la commune en sa compagnie, afin de lui permettre d'y rencontrer les principaux acteurs en charge de la sécurité, à savoir les policiers de la zone de Bruxelles-Ouest", a-t-elle indiqué à l'issue de l'entretien.

Il s'agira, selon elle, pour le ministre de se rendre compte sur le terrain des difficultés auxquelles sont confrontés les services de police.

"Nous avons eu un dialogue extrêmement constructif sur les besoins de la zone de police de Bruxelles-Ouest et M. De Crem a accepté mon invitation". La rencontre aura lieu "tout prochainement", a précisé Catherine Moureaux.

Dans les jours qui ont suivi les incidents de la nuit de la Saint-Sylvestre, M. De Crem avait remis à l'honneur l'idée d'une fusion des zones de police à Bruxelles, chère au monde politique flamand. Il avait qualifié celle-ci d'"unique solution" aux violences qui ont émaillé le passage à l'an neuf à Bruxelles.

Le ministre CD&V avait également précisé que le point sera en tous les cas sur la table de la formation du prochain gouvernement.

Dans le camp politique francophone, on ne partage pas cette option. A Bruxelles, les bourgmestres, comme les chefs de corps des six zones de police la jugent impraticable, a révélé une étude menée par l'Université de Gand, et dont les conclusions ont été présentées mercredi, à la Chambre.