"J'aurais voté pour la personne sur laquelle pariaient les bookmakers, et cette personne a tout l'avenir devant elle. Je veux dire Alexeï Navalny", a dit le rédacteur en chef du journal d'investigation russe Novaïa Gazeta, dédiant son prix une nouvelle fois aux collaborateurs de sa rédaction ayant été assassinés. Le journaliste a été distingué en pleine vague de répression en Russie visant l'opposition, les médias indépendants et les ONG critiques du Kremlin accusés d'extrémisme ou d'être des agents de l'étranger. "Je ne sais pas comment (ce prix) va influencer la censure qui a été mise en place", a dit M. Mouratov, ajoutant qu'il reverserait une partie de la somme accompagnant le Nobel pour soutenir les "médias indépendants et autonomes" de Russie. Vendredi après-midi, les autorités russes ont encore classé neuf personnes, dont des journalistes, "agents de l'étranger", ce qui les soumet à de fastidieuses procédures administratives et contrôles de leurs dépenses, sous peine de prison. Plusieurs organisations ont également été incluses à la liste, y compris le site d'investigation Bellingcat qui a révélé le nom de nombreux agents russes impliqués dans des tentatives d'assassinats, notamment l'empoisonnement d'Alexeï Navalny l'an dernier. (Belga)

"J'aurais voté pour la personne sur laquelle pariaient les bookmakers, et cette personne a tout l'avenir devant elle. Je veux dire Alexeï Navalny", a dit le rédacteur en chef du journal d'investigation russe Novaïa Gazeta, dédiant son prix une nouvelle fois aux collaborateurs de sa rédaction ayant été assassinés. Le journaliste a été distingué en pleine vague de répression en Russie visant l'opposition, les médias indépendants et les ONG critiques du Kremlin accusés d'extrémisme ou d'être des agents de l'étranger. "Je ne sais pas comment (ce prix) va influencer la censure qui a été mise en place", a dit M. Mouratov, ajoutant qu'il reverserait une partie de la somme accompagnant le Nobel pour soutenir les "médias indépendants et autonomes" de Russie. Vendredi après-midi, les autorités russes ont encore classé neuf personnes, dont des journalistes, "agents de l'étranger", ce qui les soumet à de fastidieuses procédures administratives et contrôles de leurs dépenses, sous peine de prison. Plusieurs organisations ont également été incluses à la liste, y compris le site d'investigation Bellingcat qui a révélé le nom de nombreux agents russes impliqués dans des tentatives d'assassinats, notamment l'empoisonnement d'Alexeï Navalny l'an dernier. (Belga)