Selon l'ambassadeur russe Vitali Tchourkine, ce texte vise à "combler des lacunes" dans les résolutions déjà adoptées par le Conseil dans ce domaine. Le Conseil a obligé le gouvernement syrien à détruire son arsenal chimique et créé un mécanisme d'enquête (Joint investigative mechanism, JIM) pour dénoncer les responsables d'attaques chimiques en Syrie. Or, a affirmé l'ambassadeur, "de nombreuses informations indiquent que des groupes terroristes pourraient construire des armes chimiques et se préparer à les utiliser". Il a aussi évoqué la menace de djihadistes ayant rejoint le groupe Etat islamique et retournant en Europe avec des composants d'armes chimiques et l'expertise nécessaire pour les assembler. Le projet de résolution russo-chinoise, cité par M. Tchourkine, "réaffirme que les pays membres, et notamment ceux voisins de la Syrie, doivent immédiatement signaler (au Conseil de sécurité et au JIM) toute activité menée par des acteurs non-étatiques pour mettre au point, acquérir, fabriquer, détenir, transporter, transférer ou utiliser des armes chimiques" et leurs vecteurs. Le JIM, mis en place conjointement par l'ONU et de l'OIAC (organisation pour l'interdiction des armes chimiques), serait chargé de "surveiller ces activités dans la mesure de ses moyens". Ce mécanisme d'enquête a commencé son travail en Syrie mais son mandat est limité au territoire syrien. (Belga)