Ce système destiné à détecter depuis l'espace le lancement de missiles balistiques, leur trajectoire et la zone visée, a reçu le nom de "Koupol" ("Dôme"), selon des documents présentés mercredi par l'état-major russe aux attachés militaires étrangers en poste à Moscou et visibles sur des photographies diffusées sur le site internet du ministère de la Défense. Trois satellites d'alerte précoce "Toundra" ont déjà été mis en orbite dans le cadre de ce programme en 2015, 2017 et 2019. La composition complète du "Koupol", qui se veut l'équivalent du système américain SBIRS, n'est pas connue. Selon Valéri Guérassimov, le chef de l'état-major russe, le satellite mis en orbite récemment a "augmenté significativement la capacité de la Russie à assurer la détection des lancements de missiles balistiques". Le briefing du ministère de la Défense révélant ces détails intervient au lendemain du vote par le Congrès américain d'une loi budgétaire de 738 milliards de dollars qui crée, comme le souhaitait Donald Trump, une "force de l'Espace", sixième branche des forces armées américaines, placée sous l'autorité de l'US Air Force. La Russie, qui dispose déjà depuis 2015 d'une "force spatiale" intégrée à ses forces aériennes et dont le rôle principal est la lutte anti-missile, accuse depuis des années les Etats-Unis de vouloir militariser l'espace, l'une des dernières sphères de coopération entre les deux puissances rivales. En 2018, les Etats-Unis, qui soupçonnent eux aussi la Russie de chercher à développer des armes spatiales, s'étaient dits alarmés par le "comportement très anormal" d'un satellite russe. Moscou avait dénoncé des "accusations infondées". Moscou se vante de son côté d'être à la pointe du développement d'armes "invincibles" capables de surpasser les boucliers existants tels que les missiles hypersoniques Avangard, les missiles intercontinentaux Sarmat ou les missiles de croisière Bourevestnik, censés avoir une "portée illimitée". (Belga)

Ce système destiné à détecter depuis l'espace le lancement de missiles balistiques, leur trajectoire et la zone visée, a reçu le nom de "Koupol" ("Dôme"), selon des documents présentés mercredi par l'état-major russe aux attachés militaires étrangers en poste à Moscou et visibles sur des photographies diffusées sur le site internet du ministère de la Défense. Trois satellites d'alerte précoce "Toundra" ont déjà été mis en orbite dans le cadre de ce programme en 2015, 2017 et 2019. La composition complète du "Koupol", qui se veut l'équivalent du système américain SBIRS, n'est pas connue. Selon Valéri Guérassimov, le chef de l'état-major russe, le satellite mis en orbite récemment a "augmenté significativement la capacité de la Russie à assurer la détection des lancements de missiles balistiques". Le briefing du ministère de la Défense révélant ces détails intervient au lendemain du vote par le Congrès américain d'une loi budgétaire de 738 milliards de dollars qui crée, comme le souhaitait Donald Trump, une "force de l'Espace", sixième branche des forces armées américaines, placée sous l'autorité de l'US Air Force. La Russie, qui dispose déjà depuis 2015 d'une "force spatiale" intégrée à ses forces aériennes et dont le rôle principal est la lutte anti-missile, accuse depuis des années les Etats-Unis de vouloir militariser l'espace, l'une des dernières sphères de coopération entre les deux puissances rivales. En 2018, les Etats-Unis, qui soupçonnent eux aussi la Russie de chercher à développer des armes spatiales, s'étaient dits alarmés par le "comportement très anormal" d'un satellite russe. Moscou avait dénoncé des "accusations infondées". Moscou se vante de son côté d'être à la pointe du développement d'armes "invincibles" capables de surpasser les boucliers existants tels que les missiles hypersoniques Avangard, les missiles intercontinentaux Sarmat ou les missiles de croisière Bourevestnik, censés avoir une "portée illimitée". (Belga)