Les deux hommes qui avaient saisi la CEDH, le leader du Front de Gauche Sergueï Oudaltsov et l'un de ses proches, Léonid Razvozjaev, avaient été jugés coupables en 2014 d'avoir organisé des troubles de grande ampleur le 6 mai 2012 à Moscou, à la veille de l'investiture de Vladimir Poutine pour un troisième mandat présidentiel, et condamnés à 4 ans et demi de prison. La CEDH a souligné que les autorités judiciaires russes avaient imputé la responsabilité des violents heurts qui avaient éclaté avec la police aux manifestants et à M. Oudaltsov pour l'organisation de cette mobilisation, mais qu'elles n'avaient "pas examiné la responsabilité des autorités dans la dégradation du rassemblement, qui était à l'origine pacifique". La cour a rappelé avoir déjà jugé dans un arrêt antérieur que "les tensions étaient nées de la décision des autorités de changer à l'improviste le lieu prévu pour le rassemblement sans en informer de manière appropriée les manifestants", et souligné que M. Oudaltsov n'avait montré "aucune intention violente et a au contraire appelé au calme". (Belga)

Les deux hommes qui avaient saisi la CEDH, le leader du Front de Gauche Sergueï Oudaltsov et l'un de ses proches, Léonid Razvozjaev, avaient été jugés coupables en 2014 d'avoir organisé des troubles de grande ampleur le 6 mai 2012 à Moscou, à la veille de l'investiture de Vladimir Poutine pour un troisième mandat présidentiel, et condamnés à 4 ans et demi de prison. La CEDH a souligné que les autorités judiciaires russes avaient imputé la responsabilité des violents heurts qui avaient éclaté avec la police aux manifestants et à M. Oudaltsov pour l'organisation de cette mobilisation, mais qu'elles n'avaient "pas examiné la responsabilité des autorités dans la dégradation du rassemblement, qui était à l'origine pacifique". La cour a rappelé avoir déjà jugé dans un arrêt antérieur que "les tensions étaient nées de la décision des autorités de changer à l'improviste le lieu prévu pour le rassemblement sans en informer de manière appropriée les manifestants", et souligné que M. Oudaltsov n'avait montré "aucune intention violente et a au contraire appelé au calme". (Belga)