Derek Chauvin a "trahi" son serment de policier et fait "un usage excessif et déraisonnable de la force" contre le quadragénaire noir, a dénoncé d'emblée le procureur Jerry Blackwell. "Nous allons vous prouver au-delà du doute raisonnable que M. Chauvin est loin d'être innocent", a-t-il lancé aux jurés, en leur rappelant que le policer est resté agenouillé sur le cou de M. Floyd, plaqué au sol et menotté, pendant 9 minutes et 29 secondes. Il leur a ensuite montré une vidéo du drame, filmé par une passante. Sur cet enregistrement qui a fait le tour du monde, George Floyd râle, halète, supplie "Je ne peux pas respirer", avant de perdre conscience. Les images de son calvaire ont suscité des manifestations géantes à travers les États-Unis mais aussi en Asie, en Europe et ailleurs. En dépit de cette mobilisation, ce procès n'est "pas le procès de la police ou des méthodes policières", a insisté le procureur. Pour lui, les policiers "font un travail difficile et doivent parfois prendre des décisions en une fraction de seconde". Mais, a-t-il poursuivi, "ce n'est pas le cas ici", la scène a duré "479 secondes, pas une fraction de seconde", a-t-il martelé. Juste avant l'audience, la famille de George Floyd avait au contraire souligné la dimension "historique" de ce procès. C'est "un référendum sur le chemin parcouru par l'Amérique dans sa quête d'égalité et de justice pour tous", a déclaré Ben Crump, l'avocat de la famille Floyd. "Chauvin est sur le banc des accusés, mais c'est l'Amérique qui est en procès", a renchéri le révérend Al Sharpton, un militant des droits civiques qui, avec les proches de George Floyd, s'est agenouillé en silence pendant environ neuf minutes, en référence à son calvaire. Derek Chauvin, 45 ans dont 19 au service de la police de Minneapolis, est inculpé de meurtre et d'homicide involontaire. Remis en liberté sous caution, il a assisté à toutes les audiences depuis l'ouverture de son procès, le 9 mars. Après trois semaines consacrées à la sélection des jurés, l'accusation et la défense disposent de trois à quatre semaines pour tenter de les convaincre. Leur verdict est attendu fin avril ou début mai. (Belga)

Derek Chauvin a "trahi" son serment de policier et fait "un usage excessif et déraisonnable de la force" contre le quadragénaire noir, a dénoncé d'emblée le procureur Jerry Blackwell. "Nous allons vous prouver au-delà du doute raisonnable que M. Chauvin est loin d'être innocent", a-t-il lancé aux jurés, en leur rappelant que le policer est resté agenouillé sur le cou de M. Floyd, plaqué au sol et menotté, pendant 9 minutes et 29 secondes. Il leur a ensuite montré une vidéo du drame, filmé par une passante. Sur cet enregistrement qui a fait le tour du monde, George Floyd râle, halète, supplie "Je ne peux pas respirer", avant de perdre conscience. Les images de son calvaire ont suscité des manifestations géantes à travers les États-Unis mais aussi en Asie, en Europe et ailleurs. En dépit de cette mobilisation, ce procès n'est "pas le procès de la police ou des méthodes policières", a insisté le procureur. Pour lui, les policiers "font un travail difficile et doivent parfois prendre des décisions en une fraction de seconde". Mais, a-t-il poursuivi, "ce n'est pas le cas ici", la scène a duré "479 secondes, pas une fraction de seconde", a-t-il martelé. Juste avant l'audience, la famille de George Floyd avait au contraire souligné la dimension "historique" de ce procès. C'est "un référendum sur le chemin parcouru par l'Amérique dans sa quête d'égalité et de justice pour tous", a déclaré Ben Crump, l'avocat de la famille Floyd. "Chauvin est sur le banc des accusés, mais c'est l'Amérique qui est en procès", a renchéri le révérend Al Sharpton, un militant des droits civiques qui, avec les proches de George Floyd, s'est agenouillé en silence pendant environ neuf minutes, en référence à son calvaire. Derek Chauvin, 45 ans dont 19 au service de la police de Minneapolis, est inculpé de meurtre et d'homicide involontaire. Remis en liberté sous caution, il a assisté à toutes les audiences depuis l'ouverture de son procès, le 9 mars. Après trois semaines consacrées à la sélection des jurés, l'accusation et la défense disposent de trois à quatre semaines pour tenter de les convaincre. Leur verdict est attendu fin avril ou début mai. (Belga)