Ce fin diplomate s'était appliqué à intensifier les liens militaires avec les Etats-Unis, dans le contexte de la Guerre froide et en dépit de fortes frictions commerciales entre Tokyo et Washington. Considérant les Etats-Unis comme "le plus important partenaire du Japon", il avait gagné l'amitié du président américain Ronald Reagan. Dès son premier discours en tant que chef du gouvernement, M. Nakasone avait déclaré que la politique étrangère du Japon, vaincu par les Alliés en 1945, visait à devenir un membre à part entière du "monde libre" conduit par l'Europe occidentale et les Etats-Unis. Il a brisé des tabous du Japon pacifiste d'après-guerre, en décidant de fournir des technologies militaires aux Etats-Unis et de casser le plafond du budget annuel de la Défense. Ses vues nationalistes lui ont attiré les foudres de l'extrême gauche japonaise, à une époque où le mouvement pacifiste local était encore plus fort qu'au lendemain de la défaite du pays à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Grand adepte du libéralisme économique, M. Nakasone a aussi mené une importante vague de privatisations au Japon, dans les transports ferroviaires et les télécommunications notamment. (Belga)

Ce fin diplomate s'était appliqué à intensifier les liens militaires avec les Etats-Unis, dans le contexte de la Guerre froide et en dépit de fortes frictions commerciales entre Tokyo et Washington. Considérant les Etats-Unis comme "le plus important partenaire du Japon", il avait gagné l'amitié du président américain Ronald Reagan. Dès son premier discours en tant que chef du gouvernement, M. Nakasone avait déclaré que la politique étrangère du Japon, vaincu par les Alliés en 1945, visait à devenir un membre à part entière du "monde libre" conduit par l'Europe occidentale et les Etats-Unis. Il a brisé des tabous du Japon pacifiste d'après-guerre, en décidant de fournir des technologies militaires aux Etats-Unis et de casser le plafond du budget annuel de la Défense. Ses vues nationalistes lui ont attiré les foudres de l'extrême gauche japonaise, à une époque où le mouvement pacifiste local était encore plus fort qu'au lendemain de la défaite du pays à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Grand adepte du libéralisme économique, M. Nakasone a aussi mené une importante vague de privatisations au Japon, dans les transports ferroviaires et les télécommunications notamment. (Belga)