Une occupation moindre de 500 lits en soins intensifs avait été fixée par le Comité de concertation comme critère pour donner le feu vert aux nouveaux assouplissements devant intervenir début juin. L'objectif a été atteint puisque, jeudi, 491 patients souffrant du Covid-19 se trouvaient aux soins intensifs. Au total, 1.366 malades sont hospitalisés en raison du coronavirus, ce qui représente une baisse de 17% en une semaine. "Si cela continue ainsi, et rien ne nous fait penser que ce ne sera pas le cas, nous pourrions avoir moins de 400 lits occupés aux soins intensifs le 7 juin", a précisé Yves Van Laethem. Les admissions à l'hôpital suivent une courbe descendante, avec 101 hospitalisations par jour en moyenne entre le 20 et le 27 mai, ce qui représente une baisse de 19% en une semaine. Cet indicateur "diminue de moitié tous les 23 jours, nous devrions donc passer sous les 75 hospitalisations quotidiennes début juin", a ajouté le spécialiste des maladies infectieuses. La baisse est constatée "dans pratiquement toutes les provinces" et principalement chez les plus de 60 ans. Pour l'instant, les quadragénaires et quinquagénaires représentent 43% des hospitalisations. "Il y a plus de personnes de 20 à 30 ans hospitalisées que de plus de 80 ans", selon M. Van Laethem, qui a relativisé, en insistant sur le fait qu'il s'agissait de nombres absolus assez faibles. Mais ceci "illustre bien l'impact excellent de la campagne de vaccination" alors que plus de 90% des plus de 80 ans ont reçu une première dose de sérum. Les nouvelles contaminations s'affichent aussi à la baisse, de 3% en une semaine. "À partir d'aujourd'hui, le lundi de Pentecôte est repris dans les chiffres et dans la semaine de comparaison se trouve le jeudi de l'Ascension, les semaines sont donc comparables", a expliqué le porte-parole interfédéral. Ces derniers jours, de légères augmentations des nouveaux cas avaient été observées mais elles étaient dues à un biais statistique étant donné que la période de référence comptait un jour férié, où l'on teste moins qu'un jour "ouvrable". Cette fois, les deux semaines comparées comprennent un jour férié, ce qui fait dire à Yves Van Laethem que la baisse de 3% calculée est "réaliste". Les nouveaux cas quotidiens - 2.049 en moyenne - diminuent dans tous les groupes d'âge sauf chez les adolescents, où une hausse de 14% est constatée. Ces jeunes représentent désormais 20% du total des nouvelles infections. La baisse diffère aussi selon les provinces, Bruxelles, les deux Brabants et la Flandre occidentale affichant une hausse "modérée" des nouvelles contaminations. Le variant anglais demeure majoritaire, représentant 89% des nouveaux cas. Le variant brésilien représente environ 6% des cas tandis que les variants sud-africain et indien comptent pour environ 0,9% chacun. "Nous constatons davantage d'isolats du variant indien mais celui-ci reste extrêmement peu présent", a rassuré Yves Van Laethem, ajoutant que la situation était suivie de près "au vu de ce qu'il se passe en Grande-Bretagne". Certaines régions de ce pays font en effet face à des poussées du variant indien. Le bilan est tout aussi positif concernant les décès, même si 17 personnes perdent encore la vie chaque jour en moyenne en raison du coronavirus. La semaine précédente, la moyenne journalière était encore de 20 morts. Les décès se concentrent désormais sur la tranche d'âge des 45-64 ans. Vingt pourcent des décès sont survenus chez des personnes de moins de 65 ans. Ce qui signifie trois décès par jour dans cette tranche d'âge, a tenu à relativiser Yves Van Laethem. Le nombre de défunts ne cesse de diminuer chez les personnes plus âgées, ce qui montre "l'impact favorable et rapide" de la vaccination, a conclu le porte-parole interfédéral. La campagne de vaccination bat son plein, avec plus de 48% de la population adulte ayant reçu au moins une dose de vaccin, soit plus de 4,4 millions de personnes. Un cinquième de la population de plus de 18 ans bénéficie d'une couverture vaccinale complète, soit par l'injection d'une seconde dose, soit par l'administration du vaccin de Johnson & Johnson qui ne s'inocule qu'une seule fois. (Belga)

Une occupation moindre de 500 lits en soins intensifs avait été fixée par le Comité de concertation comme critère pour donner le feu vert aux nouveaux assouplissements devant intervenir début juin. L'objectif a été atteint puisque, jeudi, 491 patients souffrant du Covid-19 se trouvaient aux soins intensifs. Au total, 1.366 malades sont hospitalisés en raison du coronavirus, ce qui représente une baisse de 17% en une semaine. "Si cela continue ainsi, et rien ne nous fait penser que ce ne sera pas le cas, nous pourrions avoir moins de 400 lits occupés aux soins intensifs le 7 juin", a précisé Yves Van Laethem. Les admissions à l'hôpital suivent une courbe descendante, avec 101 hospitalisations par jour en moyenne entre le 20 et le 27 mai, ce qui représente une baisse de 19% en une semaine. Cet indicateur "diminue de moitié tous les 23 jours, nous devrions donc passer sous les 75 hospitalisations quotidiennes début juin", a ajouté le spécialiste des maladies infectieuses. La baisse est constatée "dans pratiquement toutes les provinces" et principalement chez les plus de 60 ans. Pour l'instant, les quadragénaires et quinquagénaires représentent 43% des hospitalisations. "Il y a plus de personnes de 20 à 30 ans hospitalisées que de plus de 80 ans", selon M. Van Laethem, qui a relativisé, en insistant sur le fait qu'il s'agissait de nombres absolus assez faibles. Mais ceci "illustre bien l'impact excellent de la campagne de vaccination" alors que plus de 90% des plus de 80 ans ont reçu une première dose de sérum. Les nouvelles contaminations s'affichent aussi à la baisse, de 3% en une semaine. "À partir d'aujourd'hui, le lundi de Pentecôte est repris dans les chiffres et dans la semaine de comparaison se trouve le jeudi de l'Ascension, les semaines sont donc comparables", a expliqué le porte-parole interfédéral. Ces derniers jours, de légères augmentations des nouveaux cas avaient été observées mais elles étaient dues à un biais statistique étant donné que la période de référence comptait un jour férié, où l'on teste moins qu'un jour "ouvrable". Cette fois, les deux semaines comparées comprennent un jour férié, ce qui fait dire à Yves Van Laethem que la baisse de 3% calculée est "réaliste". Les nouveaux cas quotidiens - 2.049 en moyenne - diminuent dans tous les groupes d'âge sauf chez les adolescents, où une hausse de 14% est constatée. Ces jeunes représentent désormais 20% du total des nouvelles infections. La baisse diffère aussi selon les provinces, Bruxelles, les deux Brabants et la Flandre occidentale affichant une hausse "modérée" des nouvelles contaminations. Le variant anglais demeure majoritaire, représentant 89% des nouveaux cas. Le variant brésilien représente environ 6% des cas tandis que les variants sud-africain et indien comptent pour environ 0,9% chacun. "Nous constatons davantage d'isolats du variant indien mais celui-ci reste extrêmement peu présent", a rassuré Yves Van Laethem, ajoutant que la situation était suivie de près "au vu de ce qu'il se passe en Grande-Bretagne". Certaines régions de ce pays font en effet face à des poussées du variant indien. Le bilan est tout aussi positif concernant les décès, même si 17 personnes perdent encore la vie chaque jour en moyenne en raison du coronavirus. La semaine précédente, la moyenne journalière était encore de 20 morts. Les décès se concentrent désormais sur la tranche d'âge des 45-64 ans. Vingt pourcent des décès sont survenus chez des personnes de moins de 65 ans. Ce qui signifie trois décès par jour dans cette tranche d'âge, a tenu à relativiser Yves Van Laethem. Le nombre de défunts ne cesse de diminuer chez les personnes plus âgées, ce qui montre "l'impact favorable et rapide" de la vaccination, a conclu le porte-parole interfédéral. La campagne de vaccination bat son plein, avec plus de 48% de la population adulte ayant reçu au moins une dose de vaccin, soit plus de 4,4 millions de personnes. Un cinquième de la population de plus de 18 ans bénéficie d'une couverture vaccinale complète, soit par l'injection d'une seconde dose, soit par l'administration du vaccin de Johnson & Johnson qui ne s'inocule qu'une seule fois. (Belga)