M. Ouriaghli (PS) a été inculpé vendredi dernier pour "corruption passive" dans le cadre du dossier GIAL, l'organisme en charge du parc informatique de la Ville de Bruxelles.

Echevin entre 2006 et 2019, il a aussi présidé le GIAL, une asbl qui intéresse la justice en raison de dysfonctionnements présumés. M. Ouriaghli a été inculpé de "corruption passive et d'infraction relative à l'industrie, au commerce et aux enchères publiques" en expliquant avoir accepté de participer à un séminaire professionnel aux Etats-Unis du 22 au 28 octobre 2016, organisé par plusieurs entreprises dont Proximus. Il conteste formellement les faits de corruption évoqués.

Selon L'échevin, ce déplacement visait à rencontrer divers professionnels actifs dans le domaine du numérique. Proximus avait par ailleurs remis une offre dans le cadre d'un marché public initié en septembre 2015 par l'asbl. Après diverses péripéties juridiques, un arrêt judiciaire a jugé l'offre irrecevable, le 28 septembre 2016, soit un mois avant la tenue du séminaire.

Le GIAL (centre de Gestion informatique des Administrations locales) avait changé de nom en février dernier pour souligner que l'association n'est plus orientée administrations locales comme à son origine mais bien "Ville de Bruxelles" (city), dans sa dimension informatique ("i-") avec un haut (high) niveau dans ses réponses aux besoins des citoyens et usagers de la Ville, de son administration et de ses élus.

"M. Ouriaghli a volontairement introduit sa démission comme administrateur de l'asbl et cela entrera en vigueur dès le prochain conseil d'administration, a indiqué la porte-parole de l'échevin Fabian Maingain, Valérie Sohie, à l'agence Belga.