La surprise est venue dimanche soir du double défilé Fendi/Versace, un secret bien gardé pendant plusieurs semaines. Le petit monde de la mode s'attendait à une collaboration, mais il a assisté à un véritable échange de rôles entre les directeurs artistiques des deux maisons. Donatella Versace a ainsi conçu une collection Fendi et Kim Jones a créé une collection pour Versace. Chacun a joué avec les codes de l'autre marque pour créer deux lignes baptisées "Fendace" qui seront en boutique dès le printemps 2022. La polémique est née de l'impression d'un retour à l'injonction à la minceur et à la jeunesse que le secteur semblait avoir dépassée ces dernières années en faisant défiler des mannequins plus rondes et de tous les âges. Cette saison, le fameux "retour à la normale" qui consistait à avoir du public semble avoir aussi été un "retour en arrière" côté mensurations. Mini-jupes, brassières et bikinis, grosse tendance de la saison prochaine, étaient sur tous les podiums dans un élan libérateur du corps et une envie d'aller faire la fête. Les commentateurs se sont émus d'une mode qui s'accompagnera de l'angoisse des kilos en trop. Et ce même si elle s'est aussi inspirée de la décontraction de la rue. Le prochain printemps/été, il faudra donc compter sur la présence de la brassière ou du haut de bikini portés sous des vêtements très amples assez masculins, comme des blazers chez Fendi, des blousons en cuir chez Prada, des grands trench chez Missoni. Chez Ferragamo ou chez Cavalli, la brassière se porte sur un pantalon large masculin. Chez Dolce&Gabbana, comme chez Versace, la référence aux débuts des années 2000 a amené son lot de tailles basses, avec strings qui dépassent, de tops bikinis et de maillots de bain flirtant avec la lingerie. Après de nombreuses saisons marquées par la tendance de la robe ou de la jupe longueur "midi", c'est-à-dire au-dessous du genou, voici revenu le temps de la mini-jupe. Chez Prada, elle est flanquée d'une longue traine en soie, chez Missoni elle est en cuir ou en mini-robe bustier à paillettes, chez Cavalli ornée d'un tigre sauvage. Elle est sexy en dentelle ou plumes chez Ermanno Scervino, recouverte d'organza chez Francesca Liberatore. Une autre tendance, qui semble presque contradictoire avec la précédente, est celle de la robe portée sur un pantalon. C'est le cas de ces ensembles fluides en soie de Fendi, de ces grandes robes bouffantes sur pantalons larges signés Ferragamo ou des tuniques longues sur pantalons sarouels chez Emporio Armani. Côté motifs, les rayures, horizontales, verticales étaient sur de nombreux podiums. Chez Fendi, elles sont même diagonales, flanquées du logo FF dessiné par Antonio Lopez. Marni en a fait son étendard avec la grande majorité de ses pièces couvertes de rayures larges et peintes. Chez Emporio Armani, les rayures sont tantôt transparentes, tantôt ton sur ton, en soie ou en lin, colorées, texturées. Chez Jil Sander, elles viennent donner un ton acidulé à la collection et se mettent parfois à onduler sur de grandes robes en maille. Chez MM6 Maison Margiela, on décline en revanche le damier. (Belga)

La surprise est venue dimanche soir du double défilé Fendi/Versace, un secret bien gardé pendant plusieurs semaines. Le petit monde de la mode s'attendait à une collaboration, mais il a assisté à un véritable échange de rôles entre les directeurs artistiques des deux maisons. Donatella Versace a ainsi conçu une collection Fendi et Kim Jones a créé une collection pour Versace. Chacun a joué avec les codes de l'autre marque pour créer deux lignes baptisées "Fendace" qui seront en boutique dès le printemps 2022. La polémique est née de l'impression d'un retour à l'injonction à la minceur et à la jeunesse que le secteur semblait avoir dépassée ces dernières années en faisant défiler des mannequins plus rondes et de tous les âges. Cette saison, le fameux "retour à la normale" qui consistait à avoir du public semble avoir aussi été un "retour en arrière" côté mensurations. Mini-jupes, brassières et bikinis, grosse tendance de la saison prochaine, étaient sur tous les podiums dans un élan libérateur du corps et une envie d'aller faire la fête. Les commentateurs se sont émus d'une mode qui s'accompagnera de l'angoisse des kilos en trop. Et ce même si elle s'est aussi inspirée de la décontraction de la rue. Le prochain printemps/été, il faudra donc compter sur la présence de la brassière ou du haut de bikini portés sous des vêtements très amples assez masculins, comme des blazers chez Fendi, des blousons en cuir chez Prada, des grands trench chez Missoni. Chez Ferragamo ou chez Cavalli, la brassière se porte sur un pantalon large masculin. Chez Dolce&Gabbana, comme chez Versace, la référence aux débuts des années 2000 a amené son lot de tailles basses, avec strings qui dépassent, de tops bikinis et de maillots de bain flirtant avec la lingerie. Après de nombreuses saisons marquées par la tendance de la robe ou de la jupe longueur "midi", c'est-à-dire au-dessous du genou, voici revenu le temps de la mini-jupe. Chez Prada, elle est flanquée d'une longue traine en soie, chez Missoni elle est en cuir ou en mini-robe bustier à paillettes, chez Cavalli ornée d'un tigre sauvage. Elle est sexy en dentelle ou plumes chez Ermanno Scervino, recouverte d'organza chez Francesca Liberatore. Une autre tendance, qui semble presque contradictoire avec la précédente, est celle de la robe portée sur un pantalon. C'est le cas de ces ensembles fluides en soie de Fendi, de ces grandes robes bouffantes sur pantalons larges signés Ferragamo ou des tuniques longues sur pantalons sarouels chez Emporio Armani. Côté motifs, les rayures, horizontales, verticales étaient sur de nombreux podiums. Chez Fendi, elles sont même diagonales, flanquées du logo FF dessiné par Antonio Lopez. Marni en a fait son étendard avec la grande majorité de ses pièces couvertes de rayures larges et peintes. Chez Emporio Armani, les rayures sont tantôt transparentes, tantôt ton sur ton, en soie ou en lin, colorées, texturées. Chez Jil Sander, elles viennent donner un ton acidulé à la collection et se mettent parfois à onduler sur de grandes robes en maille. Chez MM6 Maison Margiela, on décline en revanche le damier. (Belga)