Jusqu'ici, les ouvriers ou employés ayant commencé une carrière à un très jeune âge pouvaient, lorsqu'ils tombaient malades (ou au chômage) au terme d'une carrière complète, continuer à se constituer des droits de pension jusqu'à l'âge de 65 ans, l'assimilation se faisant alors sur la base du dernier salaire, le plus élevé dans la carrière. Selon un projet de loi que prépare le ministre des Pensions Daniel Bacquelaine, cette situation ne sera plus possible à partir du 1er janvier 2018. "Pourquoi accorderait-on des droits supplémentaires sur base d'allocations de sécurité sociale qui ne donnent pas lieu au paiement de cotisations sociales?", a justifié jeudi le ministre Bacquelaine. L'opposition a relayé jeudi une étude de l'administration des Pensions, commandée par les partenaires sociaux, selon laquelle environ 20.000 personnes risqueraient de perdre 113 euros par mois avec cette réforme. Mais pour le ministre Bacquelaine, la réforme vise à "encourager la poursuite de l'activité professionnelle". Une personne qui a travaillé 47 ans pourra bénéficier d'une pension calculée sur base de 47/45e et non sur une base de 45/45e comme c'est le cas aujourd'hui. "Même lorsque les personnes font le choix de rester à charge de la sécurité sociale après 45 ans de carrière, cela ne signifie pas qu'elles bénéficieront automatiquement d'une pension moindre", a ajouté le ministre rappelant que le gouvernement avait revalorisé la pension minimum de ceux qui ont une pension complète. Enfin, les pensions seront également augmentées en fonction de la pénibilité. "Bien entendu, la réforme n'est pas achevée. Il reste un champ de négociation possible", a conclu le ministre MR. Le dossier n'est dès lors pas encore mûr pour le conseil des ministres. (Belga)

Jusqu'ici, les ouvriers ou employés ayant commencé une carrière à un très jeune âge pouvaient, lorsqu'ils tombaient malades (ou au chômage) au terme d'une carrière complète, continuer à se constituer des droits de pension jusqu'à l'âge de 65 ans, l'assimilation se faisant alors sur la base du dernier salaire, le plus élevé dans la carrière. Selon un projet de loi que prépare le ministre des Pensions Daniel Bacquelaine, cette situation ne sera plus possible à partir du 1er janvier 2018. "Pourquoi accorderait-on des droits supplémentaires sur base d'allocations de sécurité sociale qui ne donnent pas lieu au paiement de cotisations sociales?", a justifié jeudi le ministre Bacquelaine. L'opposition a relayé jeudi une étude de l'administration des Pensions, commandée par les partenaires sociaux, selon laquelle environ 20.000 personnes risqueraient de perdre 113 euros par mois avec cette réforme. Mais pour le ministre Bacquelaine, la réforme vise à "encourager la poursuite de l'activité professionnelle". Une personne qui a travaillé 47 ans pourra bénéficier d'une pension calculée sur base de 47/45e et non sur une base de 45/45e comme c'est le cas aujourd'hui. "Même lorsque les personnes font le choix de rester à charge de la sécurité sociale après 45 ans de carrière, cela ne signifie pas qu'elles bénéficieront automatiquement d'une pension moindre", a ajouté le ministre rappelant que le gouvernement avait revalorisé la pension minimum de ceux qui ont une pension complète. Enfin, les pensions seront également augmentées en fonction de la pénibilité. "Bien entendu, la réforme n'est pas achevée. Il reste un champ de négociation possible", a conclu le ministre MR. Le dossier n'est dès lors pas encore mûr pour le conseil des ministres. (Belga)