"En ce qui me concerne, il a réussi. Le PPE n'a pas non plus de problème avec sa candidature", a brièvement commenté Kris Peeters (CD&V) après les trois heures d'audition. Saskia Bricmont (Ecolo/Verts) crédite, pour sa part, le libéral francophone d'une "bonne prestation", lors de laquelle il a démontré sa "maîtrise des dossiers" et ne s'est "pas montré évasif". Si elle se montre positive, l'écologiste souligne toutefois qu'elle attend de la "cohérence" de la part de M. Reynders dans son action en tant que commissaire. Mme Bricmont a en particulier insisté sur l'importance qu'il veille au respect de l'article 2 du Traité sur l'UE, qui stipule que l'Union "est fondée sur les valeurs de respect de la dignité humaine, de liberté, de démocratie, d'égalité, de l'État de droit, ainsi que de respect des droits de l'homme". Pour Assita Kanko (N-VA/ECR), qui "attendait beaucoup" de l'audition du candidat, c'est aussi une réussite. "Il a adopté une attitude de respect pour le Parlement européen et donné des réponses concrètes aux questions qui lui ont été posées, en ce compris les miennes sur le mandat européen et la coopération en matière judiciaire", a-t-elle commenté. "Les défis sont nombreux, mais j'ai ressenti une véritable volonté de sa part de collaborer avec le parlement", a-t-elle ajouté. Bien qu'elle ne soit pas membre des commissions chargées d'évaluer les aptitudes du commissaire désigné, la libérale flamande Hilde Vautmans a également assisté à l'audition. A la fin de celle-ci, elle ne cachait pas son enthousiasme, saluant le "superbe travail" de Didier Reynders. Olivier Chastel (MR) a pour sa part salué une audition "convaincante et menée avec brio", notamment pour sa détermination à mettre sur pied un mécanisme annuel de respect de l'Etat de droit. Selon toute vraisemblance, le candidat belge, applaudi après son audition, devrait être accepté par les eurodéputés. (Belga)