L'Australie a exclu d'accueillir sur son sol de nouvelles armes conventionnelles de portée intermédiaire, après une visite à Sydney de M. Esper. "Je n'ai jamais rien demandé à quiconque au sujet du déploiement de missiles en Asie", a déclaré le chef du Pentagone avant d'arriver à Tokyo. "Je n'ai jamais demandé, ils n'ont jamais refusé." Il a aussi précisé que les Etats-Unis n'avaient pas encore mis au point leurs nouvelles armes. "Nous en sommes encore bien loin", a-t-il dit. "Ça va prendre quelques années pour avoir un premier type de missile opérationnel à déployer, que ce soit des missiles balistiques ou de croisière." Samedi, avant son arrivée à Sydney, il avait dit qu'il "préfèrerait compter en mois", ajoutant que "ces choses là ont tendance à prendre plus de temps que prévu". La Chine a réagi avec colère aux propos de M. Esper. "La Chine ne restera pas les bras croisés et sera dans l'obligation de prendre des mesures de rétorsion si les Etats-Unis devaient déployer des missiles terrestres de moyenne portée dans cette région du monde", a averti devant la presse le directeur général du département du contrôle des armements du ministère des Affaires étrangères, Fu Cong. (Belga)