Plus d'un millier d'entre eux avait déjà passé la nuit précédente dans ce hangar, et jeudi soir les centaines de migrants campant encore à la belle étoile ou dans des tentes par des températures glaciales ont été transférés dans ce même bâtiment situé à proximité de la frontière. Ce transfert, après une semaine de face-à-face émaillé de heurts avec les forces polonaises qui les empêche de traverser, vient réduire les tensions et les craintes pour la santé de ces personnes alors que l'hiver approche. "Ils vont recevoir environ huit tonnes de produits alimentaires", a assuré l'agence d'Etat Belta sur son compte Telegram, publiant des photos des migrants dormant dans des sacs de couchage sur le sol d'un hangar. Des milliers de personnes, originaires principalement du Moyen-Orient, ont essayé ces dernières semaines d'entrer dans l'Union européenne via le Bélarus, qui a été accusé d'avoir organisé sciemment cet afflux pour se venger de sanctions occidentales. Minsk a affirmé jeudi que 7.000 migrants se trouvaient sur son territoire, se disant prêt à "rapatrier" 5.000 d'entre eux. Le Bélarus a aussi assuré que la chancelière allemande Angela Merkel, qui s'est entretenue mercredi avec le président Alexandre Loukachenko, allait négocier avec l'UE un "corridor humanitaire" pour évacuer les 2.000 migrants restants vers l'Allemagne. Mais cette annonce a été démentie fermement par le gouvernement allemand, alors que Minsk, isolé sur la scène internationale, cherche à négocier directement avec les Occidentaux. L'évacuation de ces migrants intervient après une semaine de tensions croissantes entre le Bélarus et l'Union européenne, cette dernière craignant la répétition d'une crise migratoire similaire à celle de 2015. Jeudi soir, 431 migrants coincés au Bélarus ont été rapatriés en Irak, la plupart à Erbil, au Kurdistan irakien, les autres à Bagdad. Depuis le début de la crise, en été, au moins 11 migrants sont morts des deux côtés de la frontière bélarusso-polonaise, selon des organisations humanitaires. Signe des drames humains se déroulant dans cette forêt froide et humide, une ONG polonaise a déclaré jeudi y être intervenue auprès d'un couple syrien qui a dit avoir perdu son fils âgé d'un an. (Belga)

Plus d'un millier d'entre eux avait déjà passé la nuit précédente dans ce hangar, et jeudi soir les centaines de migrants campant encore à la belle étoile ou dans des tentes par des températures glaciales ont été transférés dans ce même bâtiment situé à proximité de la frontière. Ce transfert, après une semaine de face-à-face émaillé de heurts avec les forces polonaises qui les empêche de traverser, vient réduire les tensions et les craintes pour la santé de ces personnes alors que l'hiver approche. "Ils vont recevoir environ huit tonnes de produits alimentaires", a assuré l'agence d'Etat Belta sur son compte Telegram, publiant des photos des migrants dormant dans des sacs de couchage sur le sol d'un hangar. Des milliers de personnes, originaires principalement du Moyen-Orient, ont essayé ces dernières semaines d'entrer dans l'Union européenne via le Bélarus, qui a été accusé d'avoir organisé sciemment cet afflux pour se venger de sanctions occidentales. Minsk a affirmé jeudi que 7.000 migrants se trouvaient sur son territoire, se disant prêt à "rapatrier" 5.000 d'entre eux. Le Bélarus a aussi assuré que la chancelière allemande Angela Merkel, qui s'est entretenue mercredi avec le président Alexandre Loukachenko, allait négocier avec l'UE un "corridor humanitaire" pour évacuer les 2.000 migrants restants vers l'Allemagne. Mais cette annonce a été démentie fermement par le gouvernement allemand, alors que Minsk, isolé sur la scène internationale, cherche à négocier directement avec les Occidentaux. L'évacuation de ces migrants intervient après une semaine de tensions croissantes entre le Bélarus et l'Union européenne, cette dernière craignant la répétition d'une crise migratoire similaire à celle de 2015. Jeudi soir, 431 migrants coincés au Bélarus ont été rapatriés en Irak, la plupart à Erbil, au Kurdistan irakien, les autres à Bagdad. Depuis le début de la crise, en été, au moins 11 migrants sont morts des deux côtés de la frontière bélarusso-polonaise, selon des organisations humanitaires. Signe des drames humains se déroulant dans cette forêt froide et humide, une ONG polonaise a déclaré jeudi y être intervenue auprès d'un couple syrien qui a dit avoir perdu son fils âgé d'un an. (Belga)