Dans une interview à l'agence de presse Ria Novosti, Vladimir Makeï a affirmé que l'UE avait coupé en 2020 ses financements à Minsk pour renforcer ses infrastructures à la frontière et construire des lieux d'accueil pour migrants. En réaction, Minsk a cessé de respecter un accord avec Bruxelles pour la réadmission au Bélarus de migrants entrés illégalement dans l'UE depuis son territoire. "Nous avons proposé à l'UE de mener des consultations sur ce sujet, mais nous avons essuyé un refus. Depuis, nous avons proposé à maintes reprises d'entamer un dialogue sur cette problématique, mais n'avons pas reçu de réponse positive", a dit M. Makeï. Il a également affirmé que la crise migratoire actuelle était le résultat "de la politique irréfléchie" de Bruxelles qui, selon lui, a "invité les réfugiés et déclaré qu'elle était prête à les accueillir". Le ministre a aussi assuré que Minsk était favorable à un règlement de cette crise "dans les plus brefs délais". Depuis lundi, les tentatives de passage en Pologne depuis le Bélarus de centaines de migrants, originaires principalement du Proche-Orient, ont déclenché une grave crise. Varsovie a déployé 15.000 soldats dans la zone, en plus de policiers et de garde-frontières. Les Européens accusent le président bélarusse Alexandre Loukachenko d'avoir sciemment orchestré cette situation en délivrant depuis des mois des visas à des migrants et en les acheminant à la frontière pour se venger de sanctions européennes. Depuis la répression implacable d'un mouvement d'opposition en 2020, le Bélarus est soumis à de lourdes sanctions occidentales qui l'ont poussé à se rapprocher de Moscou. (Belga)

Dans une interview à l'agence de presse Ria Novosti, Vladimir Makeï a affirmé que l'UE avait coupé en 2020 ses financements à Minsk pour renforcer ses infrastructures à la frontière et construire des lieux d'accueil pour migrants. En réaction, Minsk a cessé de respecter un accord avec Bruxelles pour la réadmission au Bélarus de migrants entrés illégalement dans l'UE depuis son territoire. "Nous avons proposé à l'UE de mener des consultations sur ce sujet, mais nous avons essuyé un refus. Depuis, nous avons proposé à maintes reprises d'entamer un dialogue sur cette problématique, mais n'avons pas reçu de réponse positive", a dit M. Makeï. Il a également affirmé que la crise migratoire actuelle était le résultat "de la politique irréfléchie" de Bruxelles qui, selon lui, a "invité les réfugiés et déclaré qu'elle était prête à les accueillir". Le ministre a aussi assuré que Minsk était favorable à un règlement de cette crise "dans les plus brefs délais". Depuis lundi, les tentatives de passage en Pologne depuis le Bélarus de centaines de migrants, originaires principalement du Proche-Orient, ont déclenché une grave crise. Varsovie a déployé 15.000 soldats dans la zone, en plus de policiers et de garde-frontières. Les Européens accusent le président bélarusse Alexandre Loukachenko d'avoir sciemment orchestré cette situation en délivrant depuis des mois des visas à des migrants et en les acheminant à la frontière pour se venger de sanctions européennes. Depuis la répression implacable d'un mouvement d'opposition en 2020, le Bélarus est soumis à de lourdes sanctions occidentales qui l'ont poussé à se rapprocher de Moscou. (Belga)