En réalité, il y a une "omerta" de la part de ceux qui bénéficient d'un cabinet et de ses outils informatiques, quant à l'avantage électoral procuré, non comptabilisé dans les dépenses électorales (alors que les salaires + infrastructures utilisés devraient l'être ! ). Exemple : dans les mailings élaborés à partir des cabinets, il est anormal de comptabiliser dans les dépenses électorales uniquement les frais d'expédition, d'impression et d'enveloppes, et pas le temps de travail du personnel payé par les con...

En réalité, il y a une "omerta" de la part de ceux qui bénéficient d'un cabinet et de ses outils informatiques, quant à l'avantage électoral procuré, non comptabilisé dans les dépenses électorales (alors que les salaires + infrastructures utilisés devraient l'être ! ). Exemple : dans les mailings élaborés à partir des cabinets, il est anormal de comptabiliser dans les dépenses électorales uniquement les frais d'expédition, d'impression et d'enveloppes, et pas le temps de travail du personnel payé par les contribuables... qui ne devrait d'ailleurs jamais être utilisé dans ce type de tâches ! C'est un des grands tabous dans le monde politique actuel. Il me semble donc "injuste" d'épingler de temps en temps un(e) élu(e) qui aurait dépassé une limite informelle, une règle non écrite, sans mettre en cause le système en entier des cabinets qui "doublent" voire même court-circuitent le management des administrations qu'ils chapeautent et sont utilisés le reste du temps à "faire la publicité" de leur patron. C'est parfois difficile, en affaires courantes, de distinguer entre de bonnes relations publiques, une bonne communication et la sollicitation électoraliste... En période électorale, par contre, cette distinction est très facile si la volonté de la faire existait... Mais se focaliser sur quelques élus, sans dénoncer une pratique courante, pourrait prêter le flanc à des critiques "partisanes"... Ce serait dommage de devenir, involontairement, victime de manipulations visant à saper un ou des partis. " Ce courrier se voulait " réflexion sur le fond en ce qui concerne l'utilisation par Mme Milquet de personnel payé par la collectivité pendant sa campagne électorale ". Nous y souscrivons. A deux nuances près. Un : la non remise en cause du " système tout entier " ? Outre que c'est la défense classique - " Tout le monde le fait ! " -, c'est à partir de cas spécifiques que s'enclenchent les changements de systèmes, quels qu'ils soient. La transparence des pratiques politiques ne progresse ainsi qu'au fur et à mesure que des " affaires " de gestion opaque ou d'estompement des normes sont révélées. Deux : le risque de manipulations " visant à saper un ou des partis " ? Les accusations contre Joëlle Milquet émanent de son entourage immédiat : son ancien cabinet, du temps où elle était ministre de l'Intérieur, et sa propre formation politique, le CDH. On n'est jamais trahi que par les siens.