Le juge du tribunal de Catane (Sicile, sud) a suivi les réquisitions du parquet, qui avait demandé l'abandon des poursuites dans cette affaire où M. Salvini était mis en cause pour avoir bloqué, en juillet 2019, 131 migrants sauvés par le navire "Gregoretti" des garde-côtes italiens. Le tribun d'extrême droite, dont le parti est membre de la coalition actuellement au pouvoir dirigée par Mario Draghi, doit cependant être jugé à partir du 15 septembre à Palerme, la capitale de la Sicile, dans une affaire similaire pour séquestration de personnes et abus de pouvoir. En août 2019, il avait en effet interdit le débarquement de 147 migrants secourus en mer par l'ONG Open Arms et refusé pendant six jours d'accorder un port sûr au navire de l'ONG espagnole, qui mouillait au large de la petite île italienne de Lampedusa (au sud de la Sicile) alors que les conditions à bord s'aggravaient. "Je suis serein: s'il n'y a pas de séquestration (de personnes) à Catane, je vois pas pourquoi il devrait y en avoir à Palerme", a-t-il commenté devant la presse en sortant du tribunal. M. Salvini était entré en 2018 dans le gouvernement de coalition de la Ligue avec le Mouvement 5 Étoiles (M5S, antisystème). Mais en août 2019, fort de sondages favorables, il avait provoqué une crise gouvernementale en espérant rebattre les cartes lors de législatives anticipées. La man?uvre avait échoué et le M5S était parvenu à constituer un nouveau gouvernement avec le Parti démocrate (PD, centre gauche), qui a été remplacé début 2021 par le gouvernement de large coalition de M. Draghi. (Belga)

Le juge du tribunal de Catane (Sicile, sud) a suivi les réquisitions du parquet, qui avait demandé l'abandon des poursuites dans cette affaire où M. Salvini était mis en cause pour avoir bloqué, en juillet 2019, 131 migrants sauvés par le navire "Gregoretti" des garde-côtes italiens. Le tribun d'extrême droite, dont le parti est membre de la coalition actuellement au pouvoir dirigée par Mario Draghi, doit cependant être jugé à partir du 15 septembre à Palerme, la capitale de la Sicile, dans une affaire similaire pour séquestration de personnes et abus de pouvoir. En août 2019, il avait en effet interdit le débarquement de 147 migrants secourus en mer par l'ONG Open Arms et refusé pendant six jours d'accorder un port sûr au navire de l'ONG espagnole, qui mouillait au large de la petite île italienne de Lampedusa (au sud de la Sicile) alors que les conditions à bord s'aggravaient. "Je suis serein: s'il n'y a pas de séquestration (de personnes) à Catane, je vois pas pourquoi il devrait y en avoir à Palerme", a-t-il commenté devant la presse en sortant du tribunal. M. Salvini était entré en 2018 dans le gouvernement de coalition de la Ligue avec le Mouvement 5 Étoiles (M5S, antisystème). Mais en août 2019, fort de sondages favorables, il avait provoqué une crise gouvernementale en espérant rebattre les cartes lors de législatives anticipées. La man?uvre avait échoué et le M5S était parvenu à constituer un nouveau gouvernement avec le Parti démocrate (PD, centre gauche), qui a été remplacé début 2021 par le gouvernement de large coalition de M. Draghi. (Belga)