"Une forme de guerre froide existe entre l'Arabie saoudite et l'Iran. Que ce soit au Yémen, en Libye ainsi que dans d'autres lieux, il y a de facto une lutte entre ces deux acteurs régionaux", a commenté M. Michel. "Nous plaidons dès lors pour plus de stabilité et de dialogue, mais aussi pour que les actes unilatéraux soient évités", a-t-il ajouté. Lors de son entretien avec le souverain saoudien, le chef du gouvernement fédéral a aussi rappelé que l'UE comptait sur l'Arabie pour jouer un rôle actif dans la lutte contre le terrorisme. Mi-février, la Commission européenne avait notamment pointé les carences de Riyad dans la lutte contre le financement du terrorisme et suggéré de placer le pays sur une liste noire, impliquant un contrôle renforcé des opérations financières qui en proviennent. Le meurtre de Jamal Khashoggi dans le consulat d'Arabie à Istanbul en octobre dernier, qui a suscité une indignation mondiale et profondément terni l'image de la pétromonarchie, a également été abordé par les deux hommes. Khashoggi, qui collaborait au Washington Post, était un féroce critique du prince héritier saoudien Mohammed Ben Salmane, mais ce dernier nie toute implication dans la mort du journaliste. Après avoir dans un premier temps nié le meurtre, Ryad a avancé plusieurs versions contradictoires et soutient désormais que Khashoggi a été tué lors d'une opération non autorisée par le pouvoir. Charles Michel a affirmé avoir évoqué ce sujet avec le roi Salmane. "Il n'y a pas de tabou, il est nécessaire de défendre notre point de vue", a souligné le Premier ministre, tout en demandant de la clarté dans cette affaire. (Belga)

"Une forme de guerre froide existe entre l'Arabie saoudite et l'Iran. Que ce soit au Yémen, en Libye ainsi que dans d'autres lieux, il y a de facto une lutte entre ces deux acteurs régionaux", a commenté M. Michel. "Nous plaidons dès lors pour plus de stabilité et de dialogue, mais aussi pour que les actes unilatéraux soient évités", a-t-il ajouté. Lors de son entretien avec le souverain saoudien, le chef du gouvernement fédéral a aussi rappelé que l'UE comptait sur l'Arabie pour jouer un rôle actif dans la lutte contre le terrorisme. Mi-février, la Commission européenne avait notamment pointé les carences de Riyad dans la lutte contre le financement du terrorisme et suggéré de placer le pays sur une liste noire, impliquant un contrôle renforcé des opérations financières qui en proviennent. Le meurtre de Jamal Khashoggi dans le consulat d'Arabie à Istanbul en octobre dernier, qui a suscité une indignation mondiale et profondément terni l'image de la pétromonarchie, a également été abordé par les deux hommes. Khashoggi, qui collaborait au Washington Post, était un féroce critique du prince héritier saoudien Mohammed Ben Salmane, mais ce dernier nie toute implication dans la mort du journaliste. Après avoir dans un premier temps nié le meurtre, Ryad a avancé plusieurs versions contradictoires et soutient désormais que Khashoggi a été tué lors d'une opération non autorisée par le pouvoir. Charles Michel a affirmé avoir évoqué ce sujet avec le roi Salmane. "Il n'y a pas de tabou, il est nécessaire de défendre notre point de vue", a souligné le Premier ministre, tout en demandant de la clarté dans cette affaire. (Belga)