L'année 2017 avait été marquée par un nombre de jours de grève significativement plus bas que les précédentes. Mais en 2018, le nombre de jours de grève est reparti à la hausse: +70,5 %. C'est la troisième année la plus conflictuelle de la législature, proche du niveau de 2016 (481.754 jours), mais loin derrière 2014 (853.355 jours), année où a été mis en place par Charles Michel (MR) un gouvernement marqué à droite. L'an dernier, on a comptabilisé 104 jours de grève par 1.000 travailleurs. Un nombre supérieur à la moyenne des 30 dernières années, qui s'explique, conclut le Crisp, par les nombreuses grèves organisées contre la politique d'austérité et la politique en matière de marché du travail et de pensions du gouvernement Michel, dans le secteur privé et plus encore dans le secteur public. La coalition suédoise est tombée prématurément sur le pacte de l'Onu sur les migrations en décembre2018, le Crisp a donc pu tirer un bilan définitif de la contestation sociale pendant la législature. (Belga)