Le conservateur Boris Johnson, sorti grand vainqueur des élections législatives britanniques la semaine dernière, s'est en effet fait la promesse de ne pas demander de prolongation de la période de transition prévue dans l'accord de Brexit négocié entre Bruxelles et Londres. Allant jusque fin 2020, elle ne laissera donc que moins d'un an aux deux parties pour régler l'après-divorce, et notamment leurs futures relations commerciales. A plusieurs reprises ces derniers mois, des eurodéputés ont pointé la difficulté d'un timing si serré, surtout quand on sait l'ampleur des échanges à réguler et quand on observe les années qu'il a fallu pour signer le CETA avec le Canada, par exemple. C'est justement de ce CETA que Boris Johnson veut s'inspirer pour conclure un accord de libre-échange avec l'Union, selon son porte-parole. "Le premier février", soit le lendemain de la date de retrait du Royaume-Uni, "nous allons proposer un mandat pour les négociations" avec Londres, a indiqué mercredi Ursula von der Leyen. "Si nous n'arrivons pas à conclure un accord d'ici fin 2020, nous serons de nouveau dans une situation très difficile. Mais cela serait surtout dommageable pour le Royaume-Uni", a-t-elle ajouté. Le négociateur pour la Commission, Michel Barnier, a quant à lui admis mercredi que le temps est l'un des éléments qui pourraient "limiter l'ambition" que l'Europe souhaite traduire dans les futurs textes réglant la relation avec le Royaume-Uni. Il a rappelé qu'il est possible jusqu'au 30 juin prochain de s'accorder sur une prolongation de la période de transition. Cela nécessite cependant une volonté des deux parties en ce sens. Sans prolongation, "il ne sera pas possible, dans ce temps limité, de tout faire, mais nous ferons tout notre possible", a-t-il conclu. "Si on veut régler la nouvelle relation dans toutes ses dimensions, nous devrons continuer au delà de la fin de la transition, continuer de travailler et négocier". (Belga)

Le conservateur Boris Johnson, sorti grand vainqueur des élections législatives britanniques la semaine dernière, s'est en effet fait la promesse de ne pas demander de prolongation de la période de transition prévue dans l'accord de Brexit négocié entre Bruxelles et Londres. Allant jusque fin 2020, elle ne laissera donc que moins d'un an aux deux parties pour régler l'après-divorce, et notamment leurs futures relations commerciales. A plusieurs reprises ces derniers mois, des eurodéputés ont pointé la difficulté d'un timing si serré, surtout quand on sait l'ampleur des échanges à réguler et quand on observe les années qu'il a fallu pour signer le CETA avec le Canada, par exemple. C'est justement de ce CETA que Boris Johnson veut s'inspirer pour conclure un accord de libre-échange avec l'Union, selon son porte-parole. "Le premier février", soit le lendemain de la date de retrait du Royaume-Uni, "nous allons proposer un mandat pour les négociations" avec Londres, a indiqué mercredi Ursula von der Leyen. "Si nous n'arrivons pas à conclure un accord d'ici fin 2020, nous serons de nouveau dans une situation très difficile. Mais cela serait surtout dommageable pour le Royaume-Uni", a-t-elle ajouté. Le négociateur pour la Commission, Michel Barnier, a quant à lui admis mercredi que le temps est l'un des éléments qui pourraient "limiter l'ambition" que l'Europe souhaite traduire dans les futurs textes réglant la relation avec le Royaume-Uni. Il a rappelé qu'il est possible jusqu'au 30 juin prochain de s'accorder sur une prolongation de la période de transition. Cela nécessite cependant une volonté des deux parties en ce sens. Sans prolongation, "il ne sera pas possible, dans ce temps limité, de tout faire, mais nous ferons tout notre possible", a-t-il conclu. "Si on veut régler la nouvelle relation dans toutes ses dimensions, nous devrons continuer au delà de la fin de la transition, continuer de travailler et négocier". (Belga)