Un regard insistant, un sifflement, une remarque sur leur apparence... Les filles et les femmes (91%) sont trois fois plus confrontées à ces comportements que les hommes (28%), rappelle Plan Belgique, qui avait interrogé 700 jeunes âgés de 15 à 24 ans originaires de Bruxelles, Anvers et Charleroi fin 2019. Une fille sur cinq a déjà été touchée sans son consentement, des "frottements" dans le métro ou en festival aux mains faussement perdues. "De nombreux jeunes, et en particulier des jeunes femmes, éprouvent un sentiment constant d'insécurité dès qu'elles sortent de chez elles. La situation s'est aggravée au cours de la pandémie actuelle car il y a moins de gens dans la rue et les auteurs de tels actes risquent moins d'être interpellés", souligne Plan Belgique. Seules 6% des victimes en parlent d'ailleurs à leurs enseignants ou dénoncent ces faits auprès de la police, pointait l'enquête. Pour lutter contre ces intimidations sexuelles, l'organisation a lancé dans la foulée de son étude la plateforme numérique "Safer Cities". L'objectif: identifier les lieux publics où les jeunes se sentent mal à l'aise, effrayées ou, à l'inverse, heureuses et en sécurité. Plus de 1.500 lieux ont été signalés depuis le lancement du dispositif. Mardi, Plan Belgique propose à la jeunesse de débattre autour de cinq thématiques liées au harcèlement sexuel, parmi lesquelles l'éducation ou les transports en commun. Les 500 participants rédigeront ensuite 25 recommandations pour prendre en main cette problématique et en éliront cinq qui leur paraissent particulièrement importantes. Plan Belgique les intégrera ensuite dans un guide pratique à destination des villes européennes pour aider ces dernières à lutter contre le harcèlement sexuel. (Belga)

Un regard insistant, un sifflement, une remarque sur leur apparence... Les filles et les femmes (91%) sont trois fois plus confrontées à ces comportements que les hommes (28%), rappelle Plan Belgique, qui avait interrogé 700 jeunes âgés de 15 à 24 ans originaires de Bruxelles, Anvers et Charleroi fin 2019. Une fille sur cinq a déjà été touchée sans son consentement, des "frottements" dans le métro ou en festival aux mains faussement perdues. "De nombreux jeunes, et en particulier des jeunes femmes, éprouvent un sentiment constant d'insécurité dès qu'elles sortent de chez elles. La situation s'est aggravée au cours de la pandémie actuelle car il y a moins de gens dans la rue et les auteurs de tels actes risquent moins d'être interpellés", souligne Plan Belgique. Seules 6% des victimes en parlent d'ailleurs à leurs enseignants ou dénoncent ces faits auprès de la police, pointait l'enquête. Pour lutter contre ces intimidations sexuelles, l'organisation a lancé dans la foulée de son étude la plateforme numérique "Safer Cities". L'objectif: identifier les lieux publics où les jeunes se sentent mal à l'aise, effrayées ou, à l'inverse, heureuses et en sécurité. Plus de 1.500 lieux ont été signalés depuis le lancement du dispositif. Mardi, Plan Belgique propose à la jeunesse de débattre autour de cinq thématiques liées au harcèlement sexuel, parmi lesquelles l'éducation ou les transports en commun. Les 500 participants rédigeront ensuite 25 recommandations pour prendre en main cette problématique et en éliront cinq qui leur paraissent particulièrement importantes. Plan Belgique les intégrera ensuite dans un guide pratique à destination des villes européennes pour aider ces dernières à lutter contre le harcèlement sexuel. (Belga)