Encadré par une nuée de drapeaux birmans et du Vatican, le souverain pontife a salué depuis sa papamobile la foule de fidèles venus de tout le pays. Très émus par la première visite d'un pape dans leur pays majoritairement bouddhiste, de nombreux catholiques ont passé la nuit dans un immense terrain de football du centre de Rangoun, la capitale économique. Le voyage du souverain pontife, arrivé lundi dans le pays, a été jusqu'à présent plus diplomatique que religieux. La Birmanie est sous pression internationale depuis trois mois car accusée d'"épuration ethnique" des musulmans rohingyas dans l'ouest du pays. Dans son premier discours, mardi, le pape François a appelé en Birmanie au "respect de tout groupe ethnique" mais a évité de prononcer le mot tabou de "Rohingya" et n'a fait aucune référence directe à l'exode de cette minorité musulmane victime de persécutions. Depuis fin août, plus de 620.000 musulmans rohingyas se sont réfugiés au Bangladesh, fuyant viols, meurtres et tortures perpétrés par des soldats birmans et des milices bouddhistes, accusent-ils. L'Eglise birmane défend la prix Nobel de la paix face aux multiples critiques sur son manque d'empathie affiché pour cette minorité qui vit principalement dans l'ouest du pays. (Belga)

Encadré par une nuée de drapeaux birmans et du Vatican, le souverain pontife a salué depuis sa papamobile la foule de fidèles venus de tout le pays. Très émus par la première visite d'un pape dans leur pays majoritairement bouddhiste, de nombreux catholiques ont passé la nuit dans un immense terrain de football du centre de Rangoun, la capitale économique. Le voyage du souverain pontife, arrivé lundi dans le pays, a été jusqu'à présent plus diplomatique que religieux. La Birmanie est sous pression internationale depuis trois mois car accusée d'"épuration ethnique" des musulmans rohingyas dans l'ouest du pays. Dans son premier discours, mardi, le pape François a appelé en Birmanie au "respect de tout groupe ethnique" mais a évité de prononcer le mot tabou de "Rohingya" et n'a fait aucune référence directe à l'exode de cette minorité musulmane victime de persécutions. Depuis fin août, plus de 620.000 musulmans rohingyas se sont réfugiés au Bangladesh, fuyant viols, meurtres et tortures perpétrés par des soldats birmans et des milices bouddhistes, accusent-ils. L'Eglise birmane défend la prix Nobel de la paix face aux multiples critiques sur son manque d'empathie affiché pour cette minorité qui vit principalement dans l'ouest du pays. (Belga)