"Il est possible d'interférer dans la liberté d'expression, mais selon les limites définies par le législateur, et non par la décision d'une direction d'entreprise", a expliqué Steffen Seibert lors d'une conférence de presse, ajoutant: "C'est pourquoi la chancelière voit comme problématique que les comptes du président américain sur les réseaux sociaux soient fermés définitivement." Twitter a suspendu de façon permanente vendredi le compte de Donald Trump, deux jours après les émeutes de ses partisans qui ont envahi le Capitole pendant plusieurs heures. Facebook et d'autres services comme Snapchat ou Twitch ont aussi suspendu le profil du locataire de la Maison Blanche pour une durée indéterminée. "La liberté d'expression est un droit fondamental d'importance élémentaire", a souligné le porte-parole du gouvernement allemand. Or, si les plateformes "ont une très grande responsabilité" et "ne doivent pas rester sans agir" face à des contenus haineux ou violents, il devrait revenir au législateur de "définir un cadre dans lequel la communication sur les réseaux sociaux puisse se faire", a-t-il ajouté. M. Seibert a approuvé les efforts des entreprises d'accompagner les messages de M. Trump d'annotations, notamment sur leur véracité, ajoutant que "les mensonges et incitations à la violence sont bien évidemment fondamentalement problématiques". L'annonce de Twitter a suscité des réactions politiques contrastées. Le commissaire européen Thierry Breton avait exprimé lundi sa "perplexité" après une décision "sans contrôle légitime et démocratique" des réseaux sociaux. Le ministre français de l'Economie Bruno Le Maire a de son côté estimé que "la régulation des géants du numérique ne peut pas se faire par l'oligarchie numérique elle-même". Aux Etats-Unis, l'éviction de Donald Trump des principaux réseaux a suscité l'indignation des proches du président républicain. (Belga)

"Il est possible d'interférer dans la liberté d'expression, mais selon les limites définies par le législateur, et non par la décision d'une direction d'entreprise", a expliqué Steffen Seibert lors d'une conférence de presse, ajoutant: "C'est pourquoi la chancelière voit comme problématique que les comptes du président américain sur les réseaux sociaux soient fermés définitivement." Twitter a suspendu de façon permanente vendredi le compte de Donald Trump, deux jours après les émeutes de ses partisans qui ont envahi le Capitole pendant plusieurs heures. Facebook et d'autres services comme Snapchat ou Twitch ont aussi suspendu le profil du locataire de la Maison Blanche pour une durée indéterminée. "La liberté d'expression est un droit fondamental d'importance élémentaire", a souligné le porte-parole du gouvernement allemand. Or, si les plateformes "ont une très grande responsabilité" et "ne doivent pas rester sans agir" face à des contenus haineux ou violents, il devrait revenir au législateur de "définir un cadre dans lequel la communication sur les réseaux sociaux puisse se faire", a-t-il ajouté. M. Seibert a approuvé les efforts des entreprises d'accompagner les messages de M. Trump d'annotations, notamment sur leur véracité, ajoutant que "les mensonges et incitations à la violence sont bien évidemment fondamentalement problématiques". L'annonce de Twitter a suscité des réactions politiques contrastées. Le commissaire européen Thierry Breton avait exprimé lundi sa "perplexité" après une décision "sans contrôle légitime et démocratique" des réseaux sociaux. Le ministre français de l'Economie Bruno Le Maire a de son côté estimé que "la régulation des géants du numérique ne peut pas se faire par l'oligarchie numérique elle-même". Aux Etats-Unis, l'éviction de Donald Trump des principaux réseaux a suscité l'indignation des proches du président républicain. (Belga)