Si Mehdi Nemmouche est le principal responsable des faits, Nacer Bendrer est le complice qui lui a fourni les deux armes utilisées lors de la tuerie, a résumé Bernard Michel. Il a encore rappelé que la connaissance précise des projets de l'auteur n'était pas nécessaire pour établir la complicité. Ce dernier "a donné, depuis le début du procès, une bonne image de lui, poli, souriant", a reconnu le procureur. "Mais ce n'est pas le gendre idéal. Il n'a pas fait grand-chose à part des actes délictueux, il est abonné aux tribunaux, il multiplie les condamnations depuis le début de son parcours de vie". Et ces condamnations, qui vont "crescendo", comprennent notamment l'utilisation de kalachnikov, a relevé M. Michel. "C'est un caïd du milieu marseillais, on est sur du 'bon bandit' ancré dans la violence." Nacer Bendrer et Mehdi Nemmouche sont des "collègues" de prison qui se sont rencontrés à Salon-de-Provence, a souligné le magistrat. Le principal accusé a trois ans de plus que son complice présumé, ce qui peut expliquer qu'il soit tombé "sous sa coupe". "Quand Nacer Bendrer le rencontre, Mehdi Nemmouche est depuis deux ans en prison, où il s'enfonce dans le radicalisme. Ils sont ensuite montés ensemble dans le prosélytisme." Selon un rapport rédigé plus de trois ans avant les faits du musée, ils font partie des 15 détenus radicalisés sur les 650 que compte la prison. Ils se quittent en 2012 "bons amis", a pointé M. Michel. Pourquoi Mehdi Nemmouche se tourne-t-il vers Nacer Bendrer au printemps 2014? , a interrogé le procureur. "Ils ne se sont plus vus depuis trois ans, mais Mehdi Nemmouche est seul, il n'a plus aucun contact après la prison puis la Syrie, et son seul ami est en détention. Il pense à ses collègues Nacer Bendrer et Mounir Attallah. A partir du premier contact avec ce dernier le 9 avril, il ne les a plus lâchés, la machine est lancée", a insisté Bernard Michel. En outre, pour commettre un attentat, on ne demande pas une arme au premier venu, il faut une personne de confiance, a ajouté le magistrat fédéral. Nacer Bendrer est la "bonne personne", il "fait dans les armes". En témoignent ses trois condamnations précédentes, il n'est pas crédible quand il dit qu'il n'y connait rien, selon le procureur. "Ses frères aussi aiment bien les armes: des cartouches d'armes de guerre ont été retrouvées dans la chambre qu'il partage avec l'un de ses frères, et un autre a été condamné pour possession d'armes", a encore rappelé Bernard Michel. "Outre les membres de sa famille, ses amis aussi font dans les armes", a ajouté le procureur fédéral. Il est encore revenu sur les faits dénoncés par Kamel Friga, qui avait signalé à la police française que Nacer Bendrer s'était rendu chez lui le 24 avril 2017 vers minuit, muni d'une kalachnikov à crosse repliable, "comme celle-ci", a commenté le procureur, désignant celle ayant servi lors de la tuerie au Musée juif. Le co-accusé a d'ailleurs été condamné à Marseille pour ces faits d'extorsion à cinq ans de prison mais a interjeté appel. Nacer Bendrer avait aussi volé un sac rempli d'armes appartenant à son frère, Mehdi Friga, "entre 2010 et 2013". Ces épisodes démontrent, selon l'accusation, que Nacer Bendrer n'est donc "pas crédible quand il dit qu'il ne fait pas dans les armes". Des armes, il y en a "partout autour de lui". (Belga)

Si Mehdi Nemmouche est le principal responsable des faits, Nacer Bendrer est le complice qui lui a fourni les deux armes utilisées lors de la tuerie, a résumé Bernard Michel. Il a encore rappelé que la connaissance précise des projets de l'auteur n'était pas nécessaire pour établir la complicité. Ce dernier "a donné, depuis le début du procès, une bonne image de lui, poli, souriant", a reconnu le procureur. "Mais ce n'est pas le gendre idéal. Il n'a pas fait grand-chose à part des actes délictueux, il est abonné aux tribunaux, il multiplie les condamnations depuis le début de son parcours de vie". Et ces condamnations, qui vont "crescendo", comprennent notamment l'utilisation de kalachnikov, a relevé M. Michel. "C'est un caïd du milieu marseillais, on est sur du 'bon bandit' ancré dans la violence." Nacer Bendrer et Mehdi Nemmouche sont des "collègues" de prison qui se sont rencontrés à Salon-de-Provence, a souligné le magistrat. Le principal accusé a trois ans de plus que son complice présumé, ce qui peut expliquer qu'il soit tombé "sous sa coupe". "Quand Nacer Bendrer le rencontre, Mehdi Nemmouche est depuis deux ans en prison, où il s'enfonce dans le radicalisme. Ils sont ensuite montés ensemble dans le prosélytisme." Selon un rapport rédigé plus de trois ans avant les faits du musée, ils font partie des 15 détenus radicalisés sur les 650 que compte la prison. Ils se quittent en 2012 "bons amis", a pointé M. Michel. Pourquoi Mehdi Nemmouche se tourne-t-il vers Nacer Bendrer au printemps 2014? , a interrogé le procureur. "Ils ne se sont plus vus depuis trois ans, mais Mehdi Nemmouche est seul, il n'a plus aucun contact après la prison puis la Syrie, et son seul ami est en détention. Il pense à ses collègues Nacer Bendrer et Mounir Attallah. A partir du premier contact avec ce dernier le 9 avril, il ne les a plus lâchés, la machine est lancée", a insisté Bernard Michel. En outre, pour commettre un attentat, on ne demande pas une arme au premier venu, il faut une personne de confiance, a ajouté le magistrat fédéral. Nacer Bendrer est la "bonne personne", il "fait dans les armes". En témoignent ses trois condamnations précédentes, il n'est pas crédible quand il dit qu'il n'y connait rien, selon le procureur. "Ses frères aussi aiment bien les armes: des cartouches d'armes de guerre ont été retrouvées dans la chambre qu'il partage avec l'un de ses frères, et un autre a été condamné pour possession d'armes", a encore rappelé Bernard Michel. "Outre les membres de sa famille, ses amis aussi font dans les armes", a ajouté le procureur fédéral. Il est encore revenu sur les faits dénoncés par Kamel Friga, qui avait signalé à la police française que Nacer Bendrer s'était rendu chez lui le 24 avril 2017 vers minuit, muni d'une kalachnikov à crosse repliable, "comme celle-ci", a commenté le procureur, désignant celle ayant servi lors de la tuerie au Musée juif. Le co-accusé a d'ailleurs été condamné à Marseille pour ces faits d'extorsion à cinq ans de prison mais a interjeté appel. Nacer Bendrer avait aussi volé un sac rempli d'armes appartenant à son frère, Mehdi Friga, "entre 2010 et 2013". Ces épisodes démontrent, selon l'accusation, que Nacer Bendrer n'est donc "pas crédible quand il dit qu'il ne fait pas dans les armes". Des armes, il y en a "partout autour de lui". (Belga)