Cette nouvelle infrastructure pénitentiaire sera en mesure d'accueillir 1.190 détenus, répartis sur plusieurs entités, à partir de 2022. "La Régie des Bâtiments, qui agit en tant que maître de l'ouvrage, et le consortium Cafasso, qui exécute le marché DBFM (ndlr: public-privé de construction et d'exploitation), peuvent donc poursuivre les travaux", ont-ils souligné, dans un communiqué commun. "Je suis satisfait que la situation se clarifie enfin pour la population carcérale à Bruxelles. Il y a un besoin urgent de nouvelles infrastructures. La mise en service de la prison de Haren était prévue pour 2016. Le retard a notamment causé la fermeture de la moitié de la prison de Forest pour des raisons de sécurité, de sorte qu'une partie de cette population a dû être transférée vers Saint-Gilles... Ce parcours du combattant peut prendre fin et la construction peut se poursuivre", a commenté Koen Geens, ministre également chargé de la Régie des Bâtiments. Pour l'administrateur général de la Régie des Bâtiments, les arrêts sont "la confirmation que nous avons géré correctement ce dossier depuis le début. Nous travaillons d'arrache-pied depuis plusieurs années pour pouvoir créer des bonnes conditions de détention pour les détenus à Bruxelles, et des conditions de travail modernes et sûres pour les gardiens", a-t-il ajouté, remerciant "tous les collaborateurs et les partenaires, qui, malgré de nombreuses années de procédures, sont restés engagés et ont continué à travailler avec confiance dans ce dossier". Selon MM. Geens et Vrijdaghs, les permis pour la construction de la prison avaient été délivrés fin 2016 et début 2017. Le début des travaux avait toutefois été retardé en raison de plusieurs procédures de suspension intentées. Après le rejet de ces procédures dans le courant de 2017 et 2018, les travaux préparatoires ont pu commencer à l'été 2018. Vu la nécessité urgente d'une nouvelle prison, tout a été mis en ?uvre pour que les travaux se déroulent dans les meilleures conditions possibles. Dans un premier temps, il a fallu dévier le chemin du Keelbeek, un sentier de promenade qui se trouvait sur le terrain. Des travaux de terrassement et d'assainissement ont également été nécessaires vu la présence de 467 tonnes de déchets sur le terrain, dont de l'amiante. Les travaux de fondation ont démarré au début de cette année. (Belga)